24 juin 2019
Soleil FM

16 Avril : journée de lutte contre l’exploitation des enfants dans le monde

Guinée société

L’humanité célèbre ce 16 avril la journée internationale de lutte contre  l’exploitation des enfants. Cette journée  a été décrétée en 1995, suite au décès d’un jeune pakistanais de 12 ans qui avait étalé au grand jour les sévices qu’il avait subis depuis l’âge de quatre ans après que son père l’ait vendu pour rembourser une dette. A l’occasion de cette journée, certains enfants, organisations et institutions se sont prononcés sur la question en Guinée.

Environ 168 millions d’enfants sont esclaves dans le monde selon l’organisation internationale du travail. C’est dans le but de dénoncer ces atrocités commises à l’égard des enfants que cette date du 16 Avril à été choisie par les Nations-Unis. En Guinée, malgré la ratification de la convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant, ils sont nombreux des enfants qui vivent cette situation tous les jours. C’est le cas de cette fillette de 10 ans qui vend des fruits à chaque fois qu’elle quitte l’école.

« Je me nomme Fanta Sidibé. C’est ma maman qui me dit de venir vendre ces pommes. Je les vends à chaque fois que je quitte l’école ».

Le constat nous a révélé que ces enfants souvent non scolarisés sont obligés par leur mères de faire le commerce. Agé de 11ans, Fatoumata est vendeuse de gâteaux.

«  C’est les galettes je vends. Je le fais pour ma maman. Elle ne m’a pas mis à l’école par manque d’argent ».

Interpellé sur la question, ce parent qui a voulu garder l’anonymat  invite les autorités à appliquer la loi.

« La convention internationale condamne l’exploitation des mineurs. La Guinée a ratifié toutes ces conventions. Donc en tant que guinéen, en tant que parent qui a des enfants, je crois que l’exploitation des enfants n’est pas bien. Ce qu’il faut à présent, c’est appliquer les lois, pour que la justice joue correctement son rôle. Quand il y’a des droits, il faut les respecter ». 

Le chef du département protection genre et enfance à l’OPROGEM a quant à lui, pointé un doigt accusateur à la société, notamment les parents.

« Les parents ont démissionné, la société en elle-même a démissionné quelque part. Si nous prenons dans les temps, l’enfant était traité à sa juste valeur. L’enfant n’a besoin que de l’attention et de l’affection. Mais aujourd’hui, c’est autre chose. C’est les enfants là que nous retrouvons à travers les routes, à travers le marché qui sont entrain de vendre tandis que les autres sont à l’école. Pourquoi pas eux », dixit Commissaire Ibrahim Marifac.

Poursuivant, Commissaire Ibrahim Marifac invite les parents à plus d’entretien, d’éducation des enfants car ils sont l’avenir de demain.

« Les enfants ne sont pas entretenus. Aujourd’hui quand tu regarde il y’a combien de cas d’abandon d’enfants ? Donc nous lançons cet appel pour que chacun puisse prendre ses responsabilités dans l’éducation de ses enfants. Il ne s’agit pas de faire un enfant pour l’abandonner dans la rue. Quand tu dois faire un enfant, c’est une responsabilité, il faut assumer sa responsabilité ».  

L’exploitation des enfants, une pratique maligne dans la mesure où beaucoup confondent  le travail éducatif et le travail d’exploitation selon Mamadou Djan Cissé, chargé des programmes de l’ONG Association Guinéenne des assistantes sociales.

« Aujourd’hui, nous sommes entrain de faire des sensibilisations, échanger avec les enfants pour qu’ils comprennent réellement qu’il y’a certaines pratiques, ce n’est pas de l’éducation parce qu’il faut faire la part des choses entre le travail éducatif et le travail d’exploitation. Malheureusement chez nous ont confonds les deux, travail éducatif et travail d’exploitation. Tous ce qui est éducatif  rentre dans le bien être de l’enfant, et tous ce qui est exploitation ca part au détriment de l’enfant ».   

L’enfant, c’est le commencement d’une vie, et avoir une enfance heureuse ou malheureuse peut marquer à jamais une vie d’adulte. Alors n’est-il pas nécessaire pour chaque parent de prendre sa responsabilité afin de garantir la sécurité et l’avenir de leurs progéniture ?

Simone OUENDENO.

 

 

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