18 décembre 2018
Soleil FM

Le Bloc Libéral continue sa grève de faim !

Guinée politique Infos

Deuxième jour ce jeudi 06 décembre de la grève de faim déclenchée par le Bloc Libéral de docteur Faya Lansana Milliomo. Initialement prévu à l’esplanade du stade du 28 septembre, les grévistes ont été empêchés par les forces de l’ordre. Ils ont donc érigé leurs tentes devant l’Université Gamal Abdel de Conakry ce mercredi avant de quitter les lieux pour leur siège à Yembéya, où va se dérouler le reste de cette grève prévue pour une durée de 4 jours. Cette grève de faim de 4 jours vise selon le bloc libéral à exiger du gouvernement le retour des enfants dans les salles de classes. Elle consiste également à dénoncer l’installation des patrouilles mixtes dans les différents carrefours de la commune de Ratoma. Docteur Faya Millimono est président du Bloc Liberal. « Ça fait deux mois que nos enfants ne vont pas à l’école. Et pendant ce temps, le président de la République a commencé à racheter des concerts comme pour dire à nos enfants, j’ai de l’argent pour que vous allez danser, mais je n’ai pas d’argent pour que vous alliez à l’école, ça c’est un crime. La militarisation de nos quartiers est aussi un danger. Les gens nous disent aujourd’hui que depuis qu’on a militarisé quelques quartiers, il n’y pas de violence. Nous disons à ceux-ci quand il s’agit de la paix, la paix c’est pas le manque de conflits mais plutôt la justice », explique-t-il.

Empêché par les forces de sécurité de s’installer sur l’esplanade du stade du 28 septembre, le leader du BL estime que le pouvoir vise un autre objectif.  « Cette tente était installée exactement à l’esplanade du stade du 28 septembre. On est venu nous déguerpir de là. Les guinéens doivent comprendre que le problème n’est pas au niveau de l’opposition. Le problème, c’est le pouvoir qui est devenu violent, dictateur parce qu’il vise un troisième, c’est pourquoi ils veulent militariser tous les carrefours pour barrer les citoyens de s’opposer aux troisième mandat »   

Pour lui, toutes les dispositions sont enfin prises pour éviter le malaise chez les grévistes. L’homme politique demande au gouvernement d’ouvrir la négociation avec les syndicats pour une sortie de crise. « Nous avons la sécurité ici. Nous avons des médecins qui sont là pour qu’en cas de malaise, qu’on puisse prendre des dispositions pour sauver leur vie. Nous demandons au gouvernement de négocier avec les syndicats pour que les enfants se retournent dans les salles de classe ».

 

Cette grève de faim qui a démarré ce mercredi prendra fin samedi 08 décembre.

 

KABA KOUYATE

 

 

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