20 novembre 2019
Soleil FM

28 mai : Journée d’action pour la santé des femmes / le cas guinéen est préoccupant 

Infos santé

Célébration ce 28 mai de la journée internationale d’action pour la santé des femmes. Cette journée a été décrété en 1987 à Costa Rica lors de la cinquième rencontre internationale des femmes sur la santé ce, après huit ans de campagne pour combattre la mortalité et la morbidité maternelles. En Guinée, les femmes représentent 52% de la population et leur accès aux soins de santé de qualité dans le pays reste préoccupant.

D’après les résultats d’une enquête menée par l’association des femmes journalistes de Guinée, près de 93% des femmes interrogées n’ont aucune connaissance des vaccins nécessaires chez la femme avant et pendant la grossesse. Selon la chargé de formation de cette association,  un certains nombres de raisons empêches ces femmes à accédé aux soins de santé malgré l’implication de l’Etat et de certaines institutions Hadiatou Yaya Sall affirme : « Parlant de l’accès des femmes aux soins de santé, je dirai qu’on a beaucoup fait. Quand je dis on, je parle du gouvernement, des partenaires techniques et financiers. Mais il faut dire qu’il reste encore à faire parce que jusqu’à présent, il y’a des femmes qui n’ont pas accès aux soins de santé. Soit parce qu’elles sont en manque d’argent, soit c’est un problème de distance. Ça peut être lié aux problèmes socio-culturel; certaines qui disent, vu que c’est loin, vu que je n’ai pas d’argent, je préfère aller vers les tradi-praticiens. Donc je dirai qu’il y’a beaucoup qu’on a fait, mais il reste encore à faire ».

Poursuivant, notre interlocutrice salue l’effort et les décisions prises par le gouvernement pour la gratuité de certaines interventions sanitaires au niveau des femmes notamment la césarienne. Par contre, elle déplore le manque d’exécution de ces mesures par faute du manque d’accompagnement de la part de l’Etat.

« Les décisions que le gouvernement a pris concernant la gratuité de la césarienne, l’accouchement, le traitement du palu simple qui est gratuit et autres, ce sont de bonnes décisions. Mais parfois, ils n’ont pas pris de mesure d’accompagnement, ce qui fait que l’applicabilité pose problème. Les médecins qui travaillent dedans, d’autres ont besoin d’argent, ils disent c’est des stagiaires, ils sont pris en charges, il faut les payer. Donc il y’a tous ces problèmes là qui se présentent. Il faut que le gouvernement essaye de revoir, de prendre les mesures d’accompagnement ».

Interrogée sur la question de connaitre le niveau d’implication de l’AJFG pour amélioration de l’accès des femmes aux de santé, Hadiatou Yaya Sall dira : « Nous n’avions pas de pouvoir de décision. Tout ce que nous pouvons faire, c’est aller à la recherche des données; qu’est ce qui se passe réellement et les mettre à la décision des décideurs. C’est à eux de changer, c’est à eux de faire quelque chose ».

 

 Il faut reconnaître que la santé de la femme est indispensable pour l’épanouissement de la famille. Alors, leurs accès aux soins de santé doit être la préoccupation du ministère de la santé.

 

SIMONE OUENDENO

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles Similaires

“Insécurité des bagages” : nouveau slogan pour les gendarmes guinéens

tsegbaya

Cyber-sécurité et protection des données à caractère personnel en République de Guinée : communiqué

tsegbaya

Guinée/culture : les hommes de culture peuvent-ils désormais vivre de leurs chefs-d ’œuvres ?

tsegbaya

Santé : des médecins guinéens agrégés au CAMES à Libreville !

tsegbaya

Une femme de 92 ans tue son fils qui voulait la mettre en maison de retraite

tsegbaya

Ibrahima Kassory Fofana : « la protection sociale ne doit pas être un luxe à la portée d’une frange limitée aux dépens de l’importance de la masse populaire »

tsegbaya
%d blogueurs aiment cette page :