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Problématique du don de sang en Guinée

Problématique du don de sang en Guinée

Un énorme déficit lié à la couverture des besoins en matière de transfusion sanguine se pose en Guinée. Le Centre National de Transfusion Sanguine a tenu une conférence ce jeudi pour parler de la problématique du don de sang.

En général, les enfants, les femmes, les personnes victimes des accidents et les malades notamment du cancer du sein et d’autres patients, sont les plus nécessiteux du sang. Tandis que le taux de donneur de sang est faible en Guinée. Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs.

-il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas le processus de don de sang.

-Certains ne sont pas disposés à donner leur sang puisqu’ils ont peur des résultats des tests qui pourrait mettre en évidence leur santé.

-Ou encore des gens qui ont une certaine phobie du sang.

-Il y a le phénomène de malnutrition qui est aussi évoqué ou des considérations réligieuses.

Le donneur ne devrait pas être soumis à aucune pression. Celui qui donne le sang ne s’attend pas à un montant et le receveur non plus n’a pas de redevance vis-à-vis du donneur. Il faut aussi être dans intervalle d’âge de 12 à 60 ans, avoir plus de 50kg de poids pour pouvoir faire don de sang.

A ces éléments, s’ajoute le comportement des médecins vis-à-vis des donneurs. Le don de sang est basé sur le volontariat, sous anonymat, la responsabilité et la sécurité sanitaire du donneur. Les donneurs en principe devraient être encouragés et bien accueillis par les services des centres de transfusion sanguine pour pouvoir donner cet élément essentiel de l’organisme, le sang.

Il y a aussi le trafic de sang ou la sur-tarification, des facteurs démotivant les volontaires dans la transfusion sanguine. En principe, une poche de sang devrait être vendue à 13 500 GNF à Conakry et à 20 000 GNF à l’intérieur du pays. Mais force est de constater que ces normes ne sont respectées en Guinée. Tous ces éléments viennent restreindre le  rang des donneurs. Ces personnes donnant leur sang volontairement ne seront pas contents d’apprendre que ce sang est vendu et pire, à des tarifs qui ne sont pas fixés par le ministère de la santé.

Le centre national de transfusion sanguine, sollicite alors une forte implication des médias pour qu’il ait plus de donneur afin de minimiser les décès en général et réduire la mortalité maternelle et infantile en Guinée.

 

Adama Camara

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