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Morts à répétition de bébés à Donka: les précisions du DG de l’Institut de nutrition et de santé

Morts à répétition de bébés à Donka: les précisions du DG de l’Institut de nutrition et de santé

Ces derniers temps, l’on a fait état du décès de bébés  suite à des coupures de courant électrique dans le centre de l’Institut de nutrition et de santé de Donka. Pour le directeur général, son centre reste confronté à beaucoup de difficultés. Il indique que la coupure de courant n’est pas la cause de la mort des bébés. 

Un des parents d’un bébé décédé a pointé du doigt le manque d’attention du personnel. Toute chose que le directeur général de l’Institut, Dr Kalil Ibrahima Koné, ne reconnaît pas.

Pour lui, le parent dont le bébé est décédé et qui s’est confié aux médias est arrivé à Donka pendant que son enfant était très faible. « Nous l’avons reçu, son poids était 1,3 kilos. Il était très refroidi et souffrait d’une infection sévère liée aux conditions d’accouchements et de transport », a-t-il expliqué.

Puis d’ajouter qu’il aurait fait de son mieux : « quand la mort s’est ensuivie, alors le parent du bébé a pris la décision d’aller dénoncer dans les médias ». « Je suis désolé, c’est vrai, j’admets qu’il y a eu coupure, mais de là à y attribuer la mort des bébés… J’avoue que ce cas précis ne répond pas à la réalité », a-t-il d’emblée laissé entendre.

Concernant le nombre de décès de l’unique journée du 20 septembre (d’aucuns parlent de six bébés décédés), le médecin nutritionniste a plutôt reconnu la mort de quatre nourrissons ce jour, au lieu de six.

Dans ce sens, Dr Koné de renchérir en soulignant que dans la plupart des cas, ils reçoivent des bébés presqu’agonisants ou morts : « des enfants meurent avant d’arriver chez nous. On prend les corps et on nous les dépose. Nous sommes parfois comme un dépotoir de corps. Mais, on n’est pas là quand même pour ressusciter les morts », a-t-il lâché.

Malgré cette défense du DG de l’INS de Donka, et selon des informations recueillies auprès de certains médecins, le centre serait confronté à d’énormes difficultés. Ce qui fait que par an, le décès des bébés peut avoisiner plus de 400. L’INSD a vu le jour en 1988.

 

Alpha Camara

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