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Le secrétaire général aux affaires religieuses met en garde les imams qui prêcheront outre ce que dit le coran

Le secrétaire général aux affaires religieuses met en garde les imams qui prêcheront outre ce que dit le coran

Le nouveau secrétaire général des Affaires religieuses, El hadj Aly Jamal Bangoura a convoqué récemment les imams de la capitale, les responsables des ligues communales et régionales au centre islamique de Donka. Cette rencontre a pour objectif de mettre en garde des imams pour tout manquement par rapport aux les principes de l’islam en Guinée.

Plusieurs responsables religieux ont pris part à cette cérémonie, entre autres : le premier Imam de la grande mosquée Fayçal, El hadj Mamadou Saliou Camara, les cadres du secrétariat général aux Affaires Religieuses, le représentant du gouverneur de la ville de Conakry et d’autres invités de marque.

Dans son intervention après sa concertation avec ces chefs religieux, le secrétaire général aux Affaires religieuses, Aly Jamal Bangoura, a précisé que cette rencontre est une prise de contact avec ses collaborateurs. « C’était une première prise de contact avec les chefs religieux et les Imams de la ville de Conakry. L’objet de notre rencontre était de faire connaître et mettre en place les principes fondamentaux au niveau des chefs religieux, mais aussi montrer la nouvelle vision de mon département par rapport au sermon du vendredi et encadrer les conférences islamiques dans les quartiers pour la stabilité, la fraternité, la paix et l’unité entre les Guinéens ».

Selon lui, des remarques ont été faites comme quoi souvent certains imams abandonnent le sermon du vendredi pour se mettre à raconter d’autres choses aux fidèles musulmans. « Nous avons constaté que certains imams abandonnent le contenu du sermon de vendredi pour raconter d’autres choses aux musulmans. Ces soi-disant Imams veulent ternir l’image des religieux. Nous ne devons pas accepter cela. Nous disons à nos fidèles musulmans ce qui se trouve dans le Coran. Nous parlons dans nos mosquées de la paix, de l’unité nationale, de l’union et l’entente entre les Guinéens ».

Il a réitéré que désormais le gouvernement guinéen, à travers le secrétariat général aux Affaires religieuses a mis des garde-fous, et quiconque sera appréhendé dans cette situation, il sera sanctionné. « Les imams qui parleront de la politique, qui s’attaquent au président de la République et qui prêchent la division entre les Guinéens s’exposeront à des sanctions. Dieu nous a donné cette tâche pour unir nos compatriotes et non les diviser ».

Pour terminer, il a lancé cet appel: « je lance un appel à tous les religieux de Guinée de se battre pour la paix et l’unité nationale dans le pays ».

Satisfait de cette rencontre, Dr Mohamed Lamine Diallo, Directeur Général du Fonds national de la Zakat et du WQF au secrétariat général aux Affaires Religieuses, a dit ce qui suit : « Je vous assure que je suis dans une joie indescriptible. Je me suis senti à l’investiture de Saidina Aboubacar lorsqu’il devait succéder au prophète Mohamed (PSL) à la tête de l’islam. Je me suis senti dans ce contexte-là parce que Son Excellence Aly Jamal Bangoura a fait un discours qui va rester dans la mémoire de tout fidèle épris de paix et de justice. Il a prêché la paix, la concorde, la cohésion. Toutes choses qu’il faut pour que notre pays soit stable et qu’il se développe ».

Selon lui, ces messages du secrétaire général sont bien compris par les imams : « Je pense que les Imams, à partir d’aujourd’hui, deviennent de plus en plus de véritables armes contre la discrimination, tout ce qui est racisme et qui peut freiner le développement d’une paix. Il doit prêcher pour l’amour, l’entraide et la cohésion, autrement dit tout Imam, tout prêcheur en république de Guinée à partir d’aujourd’hui et comme d’habitude d’ailleurs doit aller dans le sens de l’unification de la nation guinéenne. Il doit aller dans le sens de la paix et de la cohésion sociale ».

Dr Diallo a souligné que les chefs religieux doivent savoir faire la différence entre la religion et la politique dans les sermons : « Celui qui va passer outre ne peut pas se réclamer de l’islam et ne doit pas se réclamer Imam. Par conséquent, il peut même être poursuivi, parce qu’il outrepasse ses compétences et s’est lancé dans autre chose. Chacun de nous doit pouvoir se déterminer. S’il est politique, il y a les partis politiques pour l’aguerrir. Et s’il est Imam, donc prêcheur de cohésion, sachant qu’il y a tous les politiques dans sa mosquée, il doit rester neutre et il doit être dans le sens de la paix et de la cohésion sociale ».

 

Alpha Camara

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