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Les victimes du camp Boiro en quête de justice

Les victimes du camp Boiro en quête de justice

L’association des victimes du camp Boiro a commémoré ce 25 janvier, le 47ème anniversaire des premières pendaisons en Guinée. Une journée qui fut la plus tragique de l’histoire répressive des crimes de l’Etat contre le peuple. Pour la circonstance, plusieurs victimes et parents étaient réunis sur le pont 8 novembre ou ont eu lieu les premières pendaisons.

Plus jamais ça ! Plus jamais ça !

C’est le slogan employé par les marcheurs du pont 8 novembre, point de départ jusqu’au camp Boiro. Habillés pour la plupart en rouge, les victimes ainsi que leurs parents réclament à l’Etat la justice face aux tortures et insultes qu’ont subi les illustres. Lamine Kapi Camara, l’un des anciens détenus explique: « Les insultes, les déclarations mensongères, des tentatives hebdomadaires de falsification de l’histoire par le mensonge portant gravement atteinte à la dignité de nos illustres disparus et de leurs familles, continuent d’être proférées par certains thuriféraires non reconvertis du régime du sinistre Sékou Touré ».

Ce rescapé du camp Boiro environ dans la quatre-vingtaine parle de sa mésaventure. « Ils ont repris beaucoup de terrains et tous ces hommes tués sont de l’autre côté. Je ne me rappelle plus du nombre d’années mais j’ai duré au camp Boiro. C’est le général Conté qui m’a libéré. Je marche mal, je vois plus, et j’entends mal. C’est une sortie pour moi mais pas une liberté. Je n’ai aucun soutien et avec ça, on m’offre une bourse qui a été détournée et ces personnes sont là », dixit Thierno Mandjou Diallo.

Au terme de la marche, une lecture du saint coran a été organisée pour le repos des disparus. Des visites de prisons et le dépôt des gerbes de fleurs ont mis fin à la manifestation.

 

AMINATA CONDE

 

 

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