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Maroc-Tunisie: Départ de deux ministres

Maroc-Tunisie: Départ de deux ministres

Au Maroc, Lahcen Daoudi, ministre des Affaires générales et de la gouvernance a annoncé sa décision mercredi 6 juin, après avoir participé à un sit-in anti-boycott déclenchant la colère du PJD, son parti. Selon la Constitution, sa démission doit être maintenant validée par le Roi Mohammed VI.

Le boycott populaire de certains produits de consommation « contre la cherté de la vie » a donc fait sa première victime au sein du gouvernement marocain. Lahcen Daoudi, a présenté sa démission mercredi 6 juin, après qu’il a assisté à un sit-in organisé la veille par les ouvriers de la multinationale française, Centrale Danone, durement touchée par ce mouvement de boycott. Selon ses collègues, il a commis « un impair », « une attitude indigne » d’un ministre censé garder ses distances avec ce genre de manifestations. Encore plus quand elles vont à l’encontre d’un mouvement de boycott largement suivi par les Marocains.

Mercredi 6 juin, à 21 h, les membres du secrétariat général du Parti justice et développement (PJD) – équivalent du bureau politique – se sont réunis en urgence, afin « d’évaluer les implications de la participation du ministre Lahcen Daoudi à une manifestation devant le Parlement ».

A la sortie, un communiqué laconique qualifie le  comportement du ministre d’inapproprié, et annonce le fait que le bureau prend acte de sa volonté d’être libéré de ses fonctions ministérielles. De son côté, le ministre tunisien de l’Intérieur Lotfi Brahem a été démis de ses fonctions mercredi 6 juin par Youssef Chahed, le chef du gouvernement qui entreprend ainsi de faire le ménage au sein de son gouvernement, une manière d’anticiper le remaniement ministériel prévu à la reprise des discussions de l’accord de Carthage, en début de semaine prochaine.

Le premier à faire les frais est le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem. Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed l’a démis de ses fonctions ce mercredi 6 juin, suite à un communiqué du gouvernement. Cependant, aucune raison n’a été évoquée. En attendant, le ministre de la Justice, assurera l’intérim dans l’attente de la nomination de son successeur.

En raison des relations tendues ces derniers temps entre le chef du gouvernement tunisien et son ministre de l’Intérieur, même si ce limogeage surprend parce que le patron de la sécurité tunisienne avait pourtant nié, devant l’Assemblée, tout différend avec le chef de l’exécutif, il apparaissait inéluctable.

Lotfi Brahem, ancien commandant en chef de la garde nationale, est connu pour ses méthodes rigoureuses. Depuis sa prise de service en 2017, il avait réussi à rétablir les équilibres au sein de son ministère traversé par différents courants politiques et obtenu des résultats tangibles en matière de lutte contre le terrorisme et la délinquance. Deux points essentiels pour consolider le retour de la sécurité dans le pays.

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