19 mars 2019
Soleil FM

A quand la gratuité de la césarienne en Guinée ?

Infos santé

Le  lundi, 14 août 2017, à la Pharmacie Centrale de Guinée, avait eu lieu  la cérémonie officielle de lancement de la campagne de distribution des kits de Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence (SONU). C’était dans l’optique de rendre effectif l’engagement qui avait été  pris par le Chef de l’Etat,  de rendre les consultations prénatales et les accouchements- y compris les césariennes- gratuits. C’est dans le souci de cerner l’effectivité de la gratuité de la césarienne que notre reporter Liliane Haba s’est intéressée à cette thématique.

Président intérimaire de l’ONG AGRETAGE, il a eu à réaliser une enquête en binôme, partenariat entre les professionnels de Média et la société civile. Il nous expose le constat fait lors de l’enquête menée.

Aboubacar Laye CAMARA déclare : « S’agissant de l’acte portant gratuité de la césarienne, au début on pensait que tout le monde connaissait le contenu de l’acte et qu’une copie de l’acte existait dans l’ensemble des structures publiques du pays. Et on a pris un cas cible, le Centre Médical de Ratoma. Nous avons constaté au cours de notre enquête qu’il y a un problème de surfacturation. Parcequ’au niveau du CMC,  les enquêtes nous ont dit qu’ils payent  entre 180.000 et 500.000FG l’intervention. Donc cette surfacturation est de plusieurs ordres : les kits que l’Etat met à disposition, viennent manquants ou sont  insuffisants. Les médecins prescrivent parfois des médicaments à acheter qui ne sont pas dans les kits. Ils sont donc obligés d’aller acheter dans les pharmacies privées. Ensuite, il y’a  des internes ou stagiaires au sein du CMC  qui reçoivent une prime de 45000FG par mois. Bon, c’est interne, au centre de santé pour motiver les stagiaires à mieux travailler, parcequ’ils travaillent dans le sens d’améliorer l’accès aux soins de santé. Ce qui fait que la césarienne n’est pas gratuite au sein de ce CMC. Et c’est pareil dans toutes les structures publiques du pays ».

Madame Grâce KONOMOU témoigne qu’elle a payé les frais  pour la césarienne qu’elle a subit au CHU d’Ignace Deen.

« Au fait, moi aussi c’est ce que j’avais appris que la césarienne était gratuite. Mais lorsque je suis partie, la césarienne n’était pas gratuite parce que  ma sage-femme m’a demandé une somme d’un million. Ce qui fut fait et c’était juste pour l’intervention. J’ai acheté des médicaments avant l’intervention ainsi qu’après l’intervention. La somme payée, c’était juste pour l’intervention ».

 

Il ressort des témoignages requis que si par endroit des structures sanitaires observent la gratuité de la césarienne, par contre, d’autres continuent à la faire payer aux parturientes (accouchées).

 

Liliane HABA

 

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