18 mars 2019
Soleil FM

Accès à la fonction publique des enseignants contractuels : la crainte du coordinateur général

Guinée société Infos

Les enseignants contractuels ont-ils peur d’un concours pour leur intégration à la fonction publique ? C’est la question posée par notre reporter à leur coordinateur. Il faut dire que depuis le retour des enseignants titulaires dans les établissements publics, les suppléants sont sans espoir.

Récemment évoqué dans un communiqué, le gouvernement guinéen tient à organiser un concours pour les enseignants contractuels afin de permettre aux méritants d’intégrer la fonction publique. Pour leur coordinateur général, vouloir accepter ce test, c’est dire adieu à la fonction publique.

« Le concours en soi n’est pas mauvais. Mais si toute fois l’organisation d’un concours en Guinée ne rassure pas, il faut que les postulants se mettent à l’abris. Et si nous aussi nous acception cela, ça sera de contribuer à notre propre échec », explique Alsény Mabinty Camara.

Ce ras-le-bol n’a rien à avoir avec une mauvaise cohabitation avec les titulaires. Selon notre interlocuteur, la genèse de ce recrutement n’était pas de combler le vide créé par le SLECG au moment de sa grève. C’était plutôt dans la quête d’un emploi garanti. « Le SLECG a déclenché sa grève le 03 octobre. Et ministre a dans les médias dit que ce recrutement n’a rien avoir avec ce vite. C’est qui d’ailleurs à encourager beaucoup de jeunes diplômes à la recherche de l’emploi à y prendra part. la plupart d’entre eux servaient dans les établissements privés », dira t-il.

Pour se faire entendre, ces suppléants ont tenu deux sit-in devant le MENA et la DCE de Matoto. Mais ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène. Cela est intervenu suite aux résultats non appréciés des négociations avec les autorités y afférentes. « On s’est déplacé à plusieurs reprises à aller rencontrer le ministre de MENA, mais cela n’a pas abouti. Si toute fois il nous appelle, nous avons la main tendue. Nous sommes des héros, on n’a sauvé des fauteuils. On ne peut pas mordre la bouche qui nourrit »

La vie est un combat, affirme Alsény Mabinty Camara. Ce coordinateur exprime la volonté de son groupe de continuer leurs revendications qui sont selon lui légitimes. Cela, jusqu’à obtention de gain de cause.

SAMUEL DUOLAMOU

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