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Assemblée Générale des Nations-Unies : que faut-il retenir ?

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L’Assemblée générale des Nations-Unies est l’une des six organes principaux de l’ONU. Le rôle de cette Assemblée est principalement consultatif, contrairement au conseil de sécurité qui a des pouvoirs principalement exécutifs.

Un État membre ou non de l’ONU peut saisir l’Assemblée générale sur les questions touchant au maintien de la paix ou à la sécurité internationale. Ses conclusions n’ont qu’une valeur de recommandation, finalement c’est le Conseil de sécurité qui décidera.

Elle a également pour rôle de nommer le Secrétaire général de l’ONU sur recommandation du Conseil de sécurité, les membres non-permanents du Conseil de sécurité, ceux du Conseil économique et social, du Conseil de tutelle qui ne se réunit plus depuis l’indépendance du dernier pays sous tutelle en 1994 et également ceux de la Cour internationale de justice et du Conseil des droits de l’homme.

Elle a un pouvoir de décision sur le budget de l’ONU, la répartition des contributions entre les États membres et l’entrée des nouveaux membres au sein de l’Organisation.  Elle est composée de cinq représentants par État membre. Chaque État dispose d’une seule voix, de manière à mettre sur un pied d’égalité tous les États membres.

Elle est composée également d’un Bureau, lui-même composé :

  • d’un président
  • de 21 vice-présidents
  • de 6 présidents de commission (un pour chaque grande commission de l’Assemblée)
  • d’une commission de vérification des pouvoirs, composée de 9 membres nommés sur proposition du président

elle se réunit une fois par an, en session ordinaire qui commence le troisième mardi de septembre. Les sessions ordinaires se terminent généralement vers la mi-décembre.

Chaque session débute par l’élection à la majorité simple des différents membres du Bureau.

Comme le nombre de questions pour chaque session ordinaire est important plus d’une centaine, elles sont généralement renvoyées aux grandes commissions qui sont au nombre de six :

  • Première commission : traite des questions de désarmement et de sécurité internationale
  • Deuxième commission : traite des questions économiques et financières
  • Troisième commission : traite des questions sociales, humanitaires, culturelles et des droits humains
  • Quatrième commission : traite des questions politiques spéciales et de la décolonisation
  • Cinquième commission : traite des questions administratives et budgétaires
  • Sixième commission : traite des questions juridiques

Que les questions soient traitées en session plénière ou par les grandes commissions, le vote est toujours fait en session plénière. Il se déroule généralement à la fin de la session ordinaire.

Pour l’assemblée générale de cette année, certains présidents africains ne sont pas allés du dos de la cuillère. C’est ce qui ressort de cette revue presse de nos confrères de la RFI.

« Thème officiel de cette session 2018, « Faire en sorte que l’ONU soit plus pertinente pour tous : leadership mondial et responsabilités partagées pour des sociétés pacifiques, équitables et durables ». Tout un programme ! », s’exclame L’Observateur Paalga au Burkina.

Mais comment y croire ? En effet, s’interroge le quotidien ouagalais, « comment implémenter dans la pratique une thématique aussi vaseuse alors que l’organisation internationale s’est rarement aussi mal portée que depuis l’installation de Donald Trump dans le Bureau ovale ? Comment œuvrer pour la paix dans le monde alors que le Conseil de sécurité est bloqué par les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine), devenus de véritables obstacles à la paix ? Comment venir en aide aux pays pauvres, promouvoir le développement durable et la santé quand le locataire de la Maison Blanche, dès qu’il y a installé ses pénates, s’est attelé à détruire « l’ONU utile » en réduisant, sinon en supprimant, les contributions américaines aux budgets des organismes spécialisés et à assécher les financements d’ONG internationales intervenant dans des pays en développement ? Comment faire dans le multilatéralisme, s’interroge encore L’Observateur Paalga, quand le locataire de la Maison Blanche fait dans un unilatéralisme forcené, déclarant ici une guerre commerciale à l’Europe et à la Chine, détricotant là l’Accord sur le climat et celui sur le nucléaire iranien, laborieusement tissés ? »

« L’Afrique aux Africains ! »

A défaut d’être d’une grande efficacité, l’ONU est une tribune qui permet à tous les dirigeants de parler sur un pied d’égalité. C’est au moins ça. Et les chefs d’Etat du continent ne s’en sont pas privés mardi, dès le coup d’envoi de cette 73e Assemblée générale de l’organisation.

Le premier Africain à prendre la parole a été Paul Kagame, pointe Ledjely en Guinée, « du fait notamment de ses responsabilités de président en exercice de l’Union africaine ». Le président rwandais a une nouvelle fois plaidé pour une plus grande indépendance de l’Afrique vis-à-vis des grandes puissances. Rien de très neuf pour Ledjely : « « L’Afrique aux Africains » est une sorte de leitmotiv et de mot d’ordre en vogue en Afrique. Surfant sur une fibre nationaliste qui se réveille pour notamment tenir tête au repli sur soi de retour en Europe et aux Etats-Unis, les dirigeants africains ressassent ce slogan au gré des discours. Par le verbe, ils promettent d’éradiquer le néocolonialisme et la condescendance des responsables occidentaux. Mais à la différence des autres, Paul Kagame y va avec réalisme, relève Ledjely. Il est vrai qu’avec le dégel désormais effectif entre l’Ethiopie et l’Erythrée, il y a de quoi se réjouir et espérer en l’Afrique. Cependant, le dirigeant rwandais a pleinement conscience qu’il y a d’autres défis que l’Afrique ne saurait gérer seule. Selon lui, la Centrafrique et la Libye sont au nombre des malades du continent dont la prise en charge nécessitera un apport extérieur. Mais cela ne change rien au fait que l’Afrique doit tendre à une situation où elle devra se prendre en charge. C’est là le message qu’il convient de retenir de son discours. D’autant qu’il sous-entend une mutation profonde chez bon nombre de responsables africains. »

Dur de chausser les bottes de Madiba…

Enfin, avant-hier, à la veille de cette Assemblée générale de l’ONU, hommage à Nelson Mandela, avec les discours remarqués du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

Encore une fois, de belles paroles, pointe Le Pays au Burkina : « c’est peu dire que Madiba aura laissé un héritage immense à la postérité et l’on peut du reste se féliciter du désir de l’ONU de se l’approprier. Pour le reste, c’est-à-dire quant à appel de l’Organisation aux dirigeants de ce monde à emboîter le pas à ce grand Homme, de sorte à « rendre l’impossible possible » et à « redoubler d’efforts pour poursuivre la paix et la sécurité internationales, le développement et les droits de l’homme », c’est une autre affaire ! Il faut, hélas, craindre, en effet, soupire le quotidien ouagalais, que les cris du cœur lancés par le SG de l’ONU et le président de la Commission de l’UA, exhortant les dirigeants à tirer le meilleur parti de l’héritage légué par Madiba, ne produisent aucun effet ! Dans ce monde de plus en plus déréglé, marqué par l’unilatéralisme des Etats-Unis de Trump, l’égoïsme, l’égotisme, l’injustice, l’oppression, Mahamat et Guterres prêchent dans le désert. D’autant que très peu de dirigeants actuels ont en partage les valeurs défendues de son vivant par le premier président noir post apartheid de l’Afrique du Sud. Il est vrai qu’il n’est pas donné à n’importe qui de pouvoir chausser les bottes de Madiba. »

Emmanuel Macron et d’autres chefs d’Etats ne sont pas restés aussi à la marge.

C’est une organisation des Nations unies en plein doute qui a ouvert ce mardi 25 septembre son Assemblée générale annuelle à New York. Après le secrétaire général de l’ONU António Guterres, les présidents Donald Trump et Emmanuel Macron se sont exprimés chacun leur tour.

Le président américain a profité de son passage à la tribune de l’ONU pour lancer un violent réquisitoire contre le régime iranien. « Les dirigeants iraniens sèment le chaos et la destruction », a d’abord lancé Donald Trump. « Cette dictature a utilisé l’argent pour construire des missiles potentiellement nucléaires, pour durcir la répression interne, pour financer le terrorisme, pour commettre des ravages et des massacres en Syrie et au Yémen. Les Etats-Unis ont lancé une campagne de pression économique pour priver le régime des fonds nécessaire à ses projets sanglants », justifie-t-il après le rétablissement en mai dernier des sanctions visant Téhéran.

Quelques mois après la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, le président américain appelle les autres pays à faire de même : « Un régime dont le slogan est « Mort à l’Amérique » et qui menace Israël d’annihilation ne peut posséder les moyens de tirer une ogive nucléaire sur n’importe quelle ville du monde. C’est impossible. Nous appelons tous les Etats du monde à isoler le régime iranien tant qu’il poursuivra son agression. »

De son côté, le président iranien, barbe grise et turban blanc, a qualifié d’ « absurde » la position de Donald Trump qui a appelé le monde à « isoler » le régime iranien. Hassan Rohani a accusé les Etats-Unis de vouloir « renverser » le régime de Téhéran. « Il est paradoxal que les Etats-Unis ne cherchent même pas à cacher leur plan visant à renverser le gouvernement même qu’il invite à des pourparlers », a déclaré le président Rohani qui a qualifié de « terrorisme économique » et de « violation du droit au développement » le rétablissement des sanctions américaines qui étranglent l’économie iranienne. Rejetant toute idée de négociation bilatérale avec Washington, Hassan Rohani a estimé en revanche que les négociations pouvaient reprendre à l’ONU. « Pour qu’un dialogue ait lieu, il n’est pas nécessaire que l’on prenne des photos (…) Le dialogue peut être repris dans cette assemblée depuis le même point et par la même personne qui a dénoncé l’accord », a-t-il déclaré.

 

LANSANA CONDÉ

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