28 février 2020
Soleil FM

Bilal Taghi, auteur du premier attentat djihadiste perpétré en prison, condamné à vingt-huit ans de réclusion

Infos Monde

Il était jugé pour avoir tenté de tuer en septembre 2016 deux surveillants de la maison d’arrêt d’Osny.

Bilal Taghi a été condamné vendredi 22 novembre à vingt-huit ans de réclusion criminelle assortis d’une période de sûreté des deux tiers, pour avoir tenté d’assassiner deux surveillants de la prison d’Osny (dans le Val-d’Oise) en 2016. Une attaque considérée comme le premier attentat djihadiste en détention sur le sol français.

Le 4 septembre 2016, le détenu radicalisé avait utilisé comme couteau une ferrure de la fenêtre de sa cellule, qu’il avait préalablement aiguisée. Il avait atteint l’un des gardiens à la gorge, avant de s’attaquer à un autre venu s’interposer. Avant d’être neutralisé, il avait griffé le symbole de l’organisation Etat islamique (EI) sur une porte métallique, et dessiné sur une vitre un cœur, avec le sang de ses victimes.

« Je pense que tout n’est pas perdu »

Le Franco-Marocain de 27 ans avait immédiatement reconnu avoir voulu tuer un représentant de l’Etat français au nom de l’EI et dit qu’il recommencerait s’il en avait « l’occasion ».

Il assure aujourd’hui avoir renoncé à l’idéologie mortifère de l’EI. Lors de son procès, ses derniers mots ont été pour ses victimes, à qui il a demandé « pardon ». Jeudi, en larmes, il avait salué le « cours d’humanité » adressé par l’une de ses victimes, comme « une claque dans la gueule »« Je pense que tout n’est pas perdu », lui avait lancé l’un des surveillants, Philippe H., le ramenant « au sens qu’il voulait donner à sa vie », pour ses enfants.

Un changement auquel l’accusation n’a pas cru une seconde. L’avocat général avait requis la perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans, appelant à sanctionner l’« engagement irrémédiable dans une idéologie radicale » d’un homme qui « n’a cessé de mentir »« Ce qui s’est passé à Osny nous rappelle que la dissimulation fait partie de l’art du djihad », avait-il asséné, rappelant que l’accusé s’était vanté d’avoir berné la pénitentiaire, qui ne le croyait pas dangereux à l’époque.

La cour d’assises spéciale, uniquement composée de magistrats, n’a pas expliqué sa décision. Si cette cour a condamné Bilal Taghi pour tentatives d’assassinat, elle l’a par contre acquitté de l’infraction d’association de malfaiteurs terroriste, comme le demandaient l’accusation et la défense, le détenu ayant agi seul. Après l’énoncé du verdict, Bilal Taghi s’est affaissé sur son banc, manifestement soulagé de ce verdict. Le surveillant Philippe H. s’est avancé vers le box et lui a dit quelques mots, avant de serrer la main, souriant, aux avocats de la défense.

 

Source : Lemonde.fr

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