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CONAKRY : La FESABAG menace de repartir en grève

CONAKRY : La FESABAG menace de repartir en grève

La FESABAG, ça vous dit certainement quelque chose. Il s’agit de la Fédération syndicale autonome des banques et assurances de Guinée. Ce jeudi, quelques-uns de ses travailleurs étaient au tribunal de première instance de Kaloum. Ils avaient à répondre à l’appel du juge d’instruction pour une décharge. Ces syndicalistes placés sous contrôle judiciaire, sont accusés d’avoir proféré des injures publiques et  des menaces de mort contre le Directeur de la BCRG au cours de leur mouvement de grève passé.

 

Ils sont au total neuf délégués syndicaux qui sont concernés par cette plainte au TPI de la Presqu’île de Kaloum. Et dans la foulée, deux d’entre eux avaient été auditionnés par la brigade de recherche de la Gendarmerie Nationale pour menaces de mort et pour des propos malveillants à l’encontre du Directeur de la BCRG. Faut-il rappeler que les faits reprochés aux travailleurs de la Fédération Syndicale Autonome des Banques et Assurances de Guinée remontent à quelques mois lors de leur manifestation.  Alpha BALDE  est le deuxième secrétaire adjoint de la FESABAG. « On a été entendu après deux séances, on nous a  donné une ordonnance  de placement sous contrôle  judiciaire  donc  ce qui a fait que aujourd’hui nous sommes là encore pour décharger. On s’est présenté , je crois que l’instruction suit son cours normal et que sur le plan juridique certaines banques ont écrit au juge pour dire qu’elles  ne sont pas auteure  de la plainte. »

Cette plainte n’a pas sa raison d’être, estiment les syndicalistes mis en cause. Et  Alpha BALDE   de déclaré à nouveau que :  « Et même dans la forme, la plainte devrait être irrecevable, étant entendu qu’il y a eu un Protocole d’accord qui a suspendu la grève et qui disait en ses termes qu’aucun syndicaliste  ne devait  être  inquiété ni  menacer pour fait des grèves conformément au code du travail ,dans tous les pays du monde, dans les mouvements sociaux  il y a ce qu’on appelle les slogans, si on refuse de passer ces messages, je crois que la grève n’a plus son essnce de vivre ».

Il convient de préciser que les syndicalistes avaient décidé de surseoir à la grève qui était  prévue  pour  hier  jeudi. Ils disent suivre l’évolution de la situation ces dernières 24heures.

KELETIGUI TRAORE

Mais est-ce qu’un slogan de grève est-il égal à des menaces de mort ??? Reste à voir ??

L.H

 

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