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Crise sociale : l’appel des acteurs du secteur de l’hôtellerie à privilégier la paix

La crise sociale que traverse actuellement le pays impacte-t-elle la rentabilité et l’exploit des structures hôtelières ? La question était au centre des débats lors de la signature de la convention collective des hôteliers de Guinée, tenue récemment à Conakry. Pour faire de la Guinée un pays touristique, les acteurs impliqués dans le domaine appellent à la culture de la paix et la quiétude sociale sans lesquelles aucun développement n’est possible.

La hausse du prix du carburant depuis un mois ne reste pas sans conséquences dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Cette crise sociale qui affecte notamment ce secteur pourvoyeur d’emplois interpelle les acteurs concernés. Manssa Moussa, le président du Patronat de Guinée explique : « Nous ne pouvons malheureusement réussir aujourd’hui dans l’espoir de nos hôtels que  lorsque nous créerons les conditions ou les gens accepterons de venir chez nous.  Venir chez nous  suppose que ce n’est pas  les guinéens qui  vont habiter dans ces hôtels. Il faut que nous cultivons la paix, que nous cultivons l’unité nationale, que nous cultivons la quiétude sociale sans lesquelles ce n’est pas possible, ni le développement, ni le tourisme. Je crois que l’occasion est très propice parce que nous sommes dans un secteur aujourd’hui qui a besoin de quiétude, sinon les gens ne viendrons jamais dans les hôtels ».   

Il ne suffit pas de construire des hôtels, l’essentiel est qu’ils soient régulièrement occupés. C’est pourquoi le ministre de l’hôtellerie et du Tourisme appelle les différentes parties à calmer le jeu afin de privilégier la quiétude sociale. « L’hôtellerie guinéen vient de loin. On avait jamais eu une convention collective. Cela est due à la participation et à la volonté que tout le monde a mis. Il est de notre devoir en tant que commis de l’Etat, de faire en sorte que ces hôtels qui existent à Conakry, parce que selon moi, dans un an si les projets sont terminés, on aura la même offre de lits que Dakar, ce n’est pas de la fanfaronnade c’est de la réalité, il faut qu’on calme le jeu  et qu’on fasse en sorte parce qu’il ne suffit pas de construire des hôtels, mais il faut qu’il y est des taux d’occupation », précise El Hadj Thierno Ousmane Diallo.

Aujourd’hui suite à la hausse du prix du carburant, le taux d’occupation des hôtels et des restaurations tourne autour de 20 à 30%. Une réalité qui ne favorise pas la rentabilité des devises, a mentionné le ministre de l’hôtellerie et du Tourisme.

 

TOMOU TRAORE

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