17 juillet 2019
Soleil FM

« Gilets jaunes »: plus faible mobilisation ce samedi 9 mars en France !

Infos Monde

Sit-in avorté à Paris, éclatement des revendications et des cortèges, mais des manifestants qui ne « lâchent rien » : le mouvement des « gilets jaunes » n’a pas réussi à trouver un nouveau souffle, samedi 9 mars, pour son acte XVII – une semaine avant sa grande journée de mobilisation nationale du 16 mars, à l’occasion de la fin du grand débat national.

Après presque quatre mois d’existence, le mouvement reflue depuis plusieurs samedis. Selon le ministère de l’intérieur, 28 600 manifestants ont défilé samedi en France, dont 3 000 à Paris, soit la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement le 17 novembre 2018. La semaine précédente, pour l’acte XVI, 39 300 manifestants avaient été recensés en France. Des chiffres officiels que contestent régulièrement les « gilets jaunes ».

  • Un sit-in sur le Champ-de-Mars qui tourne court

Le principal événement prévu à Paris – un sit-in sur le Champ-de-Mars -, qui devait durer tout le week-end et avait été largement relayé par les figures historiques du mouvement, a vite tourné court. « Les 8, 9, 10 [mars], gros sit-in, grosse mobilisation », promettait Maxime Nicolle alias « Fly Rider » dans une vidéo jeudi. « On dormira sur place. »

Vendredi soir, une trentaine de manifestants ont ainsi tenté d’installer quelques structures près de la tour Eiffel, mais ont rapidement été délogés par les forces de l’ordre. A défaut, une poignée de « gilets jaunes », dont Priscillia Ludosky, se sont rassemblés avec des militants écologistes sous le monument dans la matinée.

Cette figure des « gilets jaunes » a notamment participé à une action de blocage du pont d’Iéna, devant la tour Eiffel, commune avec les associations Alternatiba et ANV-COP21 (Action non violente-COP21). Ces militants écologistes ont décroché ces dernières semaines plusieurs portraits d’Emmanuel Macron dans des mairies, pour symboliser l’inaction du gouvernement. Sous la tour Eiffel, une cinquantaine de manifestants étaient rassemblés devant une banderole moitié jaune, moitié verte, proclamant : « Justice climatique et sociale même combat ».

« Des liens se sont créés avec une partie des “gilets jaunes”, car on voit bien que l’injustice sociale est liée à l’injustice climatique et qu’on ne peut pas traiter l’un sans l’autre », estime Pauline Boyer, porte-parole d’ANV-COP21.

La manifestation qui promettait de faire « converger toutes les mobilisations » dans les rues de la capitale samedi a finalement provoqué une scission des manifestants.

Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, un cortège emmené par des assistantes maternelles, vêtues de gilets roses, de femmes mobilisées contre les violences sexistes et arborant du violet, et de syndicats, a fait plusieurs kilomètres dans Paris sur un parcours autorisé, avant de se disperser vers 16 heures sans incident.

Pendant ce temps, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont préféré rester massés en haut des Champs-Elysées. Un rassemblement sans incident majeur, mais qui a provoqué des tensions en fin de journée : des grenades lacrymogènes ont répondu à des jets de projectile. Sous les cris de « CRS enculés », les forces de l’ordre ont utilisé leurs canons à eau.

« C’est une manif de Teletubbies aujourd’hui », soupirait Toufik. Ce trentenaire n’avait pas l’intention de rester mobilisé tout le week-end, sans pour autant vouloir jeter l’éponge. « Si on s’arrête, on va retourner dans l’anonymat. » Globalement calme, la mobilisation parisienne a donné lieu à des incidents sporadiques, entraînant des jets de gaz lacrymogènes et dix-neuf interpellations, selon la préfecture de police.

A l’aéroport de Roissy, une flashmob s’est tenue à la mi-journée au terminal 1. Quelques « gilets jaunes » ont dansé en protestant contre le projet de privatisation d’Aéroports de Paris, avant de défiler sous le regard amusé des touristes.

  • En région, « on ne lâche rien ! »

En région, le mot d’ordre restait le même : « On ne lâche rien », comme le chantaient des manifestants à Bordeaux. A Toulouse, autre foyer de la contestation, plusieurs dizaines de femmes ont pris la tête du cortège de plus d’un millier de « gilets jaunes », en scandant des slogans féministes en début d’après-midi.

Ratée à Paris, la convergence s’est en revanche opérée à Nice, où des assistantes maternelles et leurs gilets roses ont rejoint la foule en jaune. « On n’est pas entendus donc on continue », a expliqué Anne à Quimper, dans un cortège d’un millier de personnes qui s’est terminé par des affrontements. Pour cette ambulancière bretonne de 55 ans, le pouvoir d’achat reste la revendication numéro un : « Aujourd’hui tout le monde devrait pouvoir vivre de son salaire, de sa retraite ou d’une pension adulte handicapée. » D’autres manifestations se sont déroulées sans incident majeur à Lyon, Saint-Brieuc, Caen, Rouen, Dijon, Lille, Strasbourg ou Nancy.

L’ambiance était plus tendue à Montpellier, au Puy-en-Velay ou à Nantes, où des échauffourées ont éclaté en début d’après-midi aux abords du centre commercial Atlantis à Saint-Herblain, dans la banlieue ouest, a fait savoir la préfecture de Loire-Atlantique.

Au Puy-en-Velay, environ 2 000 personnes ont défilé dans les rues, avec parfois des jets de projectile sur les forces de l’ordre. Le chef-lieu de la Haute-Loire, dont la préfecture avait été incendiée le 1er décembre 2018, est sous haute surveillance. Dans la matinée, les forces de l’ordre ont saisi des boules de pétanque, des battes de baseball, un jerrycan ou encore un sabre japonais, selon la préfecture.

Les « gilets jaunes » déjà tournés vers la grande journée nationale du 16 mars

Après presque quatre mois de manifestations hebdomadaires, le mouvement semble déjà tourné sur sa grande journée nationale du 16 mars. « On se prépare pour samedi prochain, ça va être gros », promet Christian, 67 ans, près des Champs-Elysées. L’acte XVIII du mouvement aura lieu le lendemain de la fin officielle du grand débat, mis en place par l’exécutif pour apporter des solutions politiques à cette vaste contestation sociale. Les « gilets jaunes » espèrent rassembler ce jour-là « la France entière à Paris » pour lancer un « ultimatum » au gouvernement.

A une semaine de cette date cruciale, les « gilets jaunes » espéraient retrouver l’esprit des débuts du mouvement, lorsqu’ils avaient rassemblé 282 000 personnes sur les ronds-points et dans la rue le 17 novembre 2018. Ils n’ont toutefois pas réussi à imposer leur tempo.

 

Source : Le Monde

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