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Insalubrité dans des marchés : Les populations accusent les administrateurs des marchés

Les revendeurs dans les marchés de Lambanyi, Enco5 et Yembéya, dans la commune de Ratoma cohabitent avec les immondices alors que l’hivernage s’annonce très proche. Les occupants de ces centres de négoce dénoncent la mauvaise gestion de ces ordures par les autorités en charge de ces lieux de vente.

De la cité Enco5 à Yémbéya en passant par Lambanyi, les marchés de ces quartiers présentent une image des plus sordides. Ils sont pourtant des lieux d’achat d’articles de tout genre mais aussi de nourriture parfois destinées à la consommation directe. Au marché de Lambanyi, des revendeurs assis à côté des tas d’ordures, s’en indignent :

« Je m’appelle Tomou Benoit, j’ai fait plus de vingt ans dans ce marché, c’est vraiment compliqué parce que tant tôt ils viennent tant tôt on ne les voit pas et les ordures ne font qu’augmenter. Je veux que le gouvernement vienne à l’aide des femmes parce que bientôt l’hivernage. Il ya le problème de maladie qui se pose » a-t-il lancé.

« Mon nom c’est Aïcha Cissé, Notre souffrance aujourd’hui nous les femmes de ce marché, ce sont ces ordures. Nous sommes vraiment fatiguées. L’emplacement de ces poubelles n’est pas vraiment bon. Ça dégage de mauvaises odeurs » a déploré cette commerçante.

C’est pratiquement le même constat au marché de Yembéya et de la cité Enco5 où les revendeurs pointent du doigt les administrateurs de ces marchés, qui selon eux font tout sauf jouer correctement leur rôle :

« C’est Condé Ibrahim Kalil. Le bureau du marché cité enco5 n’est pas organisé. Regardez ici, deux objets qui sont mélangés. Il y a ceux qui revendent les habits et ceux qui revendent les poissons. Nous qui sommes là pendant les moments de pluie, regardez comment nous seront ? Il faut que les gens là sachent bien que nous ne sommes pas des animaux » a martelé ce revendeurs d’habits.

« Aminata Soumah, Yembéya marché. C’est ici on vend, et ces ordures pourraient nous tuer.  Chaque jour on paye la taxe du marché à 1500fg alors qu’à Madina c’est 1000 fg. Il faut vraiment nous aider surtout en cette période de Coronavirus. Il n’y a pas d’autorité dans ce marché. Ceux qui sont là, sont des arnaqueurs » a accusé cette autre commerçante.

Face aux accusations, les administrateurs de ces marchés se sont justifiés. « Je suis Diakité Ismaël, chef comptable du marché cité Enco5. L’affaire de payement, les femmes ont raison. Nous sommes entrain de prendre des précautions nécessaires. Notre Maire de la commune de Ratoma a vraiment donné l’ordre à ses conseillés et à ses collaborateurs, de faire tout pour commencer à dégager dans les différant caniveaux » a-t-il soutenu.

« Je m’appelle Sékou Kourouma, comptable du marché Yembéya. Les contribuables ne paient que deux taxes. Pour l’assainissement et pour le droit du marché. Nous avons le trésor national où nous versons cette somme. C’est les autorisés communales-là qui pourront dire comment cette somme est utilisée. »

Si rien n’est fait pour débarrasser ces marchés de ces immondices avant les grandes pluies, ces lieux risquent d’être l’épicentre d’autres maladies.

Mamadou Samba Barry

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