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Interdiction des motos-taxi à Conakry
Les jeunes motards se disent satisfaits du dialogue qui a abouti ce mardi 23 août 2016 à la levée de l’interdiction de la circulation des taxi-motos dans la ville de Conakry. Ils se disent prêts à accompagner les actions de la sécurité en appliquant les règlements auxquels ils doivent se soumettre.
Ce mercredi, notre rédaction a reçu comme invité de la rédaction, Younoussa Sylla. Il est le coordinateur syndical de l’organisation des chauffeurs de taxi-moto dans la commune de Ratoma. Il est revenu sur les causes de leur grogne hier.
Soleil FM : La circulation était en partie paralysée ce mardi à Conakry, conséquence de la grogne des motos taxi. Est ce qu’on peut connaitre les raisons de cette manifestation ?
« Le ministre qui avait décidé de mettre fin à l’activité de taxi moto de la ville de Conakry les enfants n’étaient pas d’accord parce que il n’y a pas d’activité pour les jeunes de Conakry. Les gens se sont mobilisés pour sortir manifester, mais entre-temps, la section syndicale a convoqué toute la ligne de la ville pour démobiliser et aller voir le ministre de la sécurité.
Hier de 12h jusqu’à 17h, on était au ministère, quand nous sommes arrivés, nous avons tenu la réunion avec le directeur de la sécurité routière. »
SOLEIL –FM : Qu’est-ce que le directeur de la sécurité vous a dit lors de vos échanges par rapport à la manifestation ?
« Il dit que l’interdiction des motos taxis en ville est due à la mauvaise conduite de certains conducteurs de taxis motos qui profitent du sens interdit pour chercher les passagers et cela entraine beaucoup d’accidents graves dans la capitale. Aussi, des bandits en profitent pour braquer les gens dans la circulation ou devant les banques en les dérobant leurs sacs-à-main et filer. Puisque Kaloum est une ville administrative donc c’est pourquoi il a décidé d’interdire les taxis motos au sein de la ville. Comme-ça au niveau du pont 08 novembre jusqu’au T8, ils vont essayer de règlementer si on les accompagne dans leurs décisions. »
SOLEIL FM : Les raisons avancées ne sont-elles pas valables pour vous ?
« Consciencieusement nous les conducteurs de taxis moto nous voyons notre irresponsabilité d ‘une part dans certaines choses parce qu’on sait que toutes les raisons qu’ils ont évoqué, on comprend qu’on ne peut pas circuler en ville parce que c’est une zone administrative mais par contre dans les zone reculés on peut continuer à aider la population et devant les chefs de ligne on a reconnu que la ville n’est pas fait pour les motos taxis. »
SOLEIL FM : Aujourd’hui, n’est-ce pas un risque de circuler les motos taxis entre les milliers de voitures à Conakry Monsieur Younoussa Sylla ?
« Là je ne suis pas au courant de ce qui se passe en ville mais ici à Ratoma, nous roulons paisiblement sans aucun problème et d’ailleurs l’interdiction ne concerne pas notre zone. »
SOLEIL FM : Est-ce que la circulation des motos taxis ont un avantage à Conakry ?
« Oui ! Comme vous pouvez constater que les jeunes diplômés, les ouvriers et certains pères de familles se sont engagés à faire le taxi moto, c’est pour le quotidien parce qu’on n’a pas de travail. Si on avait du travail, on n’allait pas faire le taxi moto parce que ce n’est pas un métier. Je vous assure que c’est parce qu’on n’a pas d’autres choix. Et même si on veut laisser ce travail, on ne peut pas parce que la situation de nos familles en dépend. Il y’a même des étudiants qui n’ont pas de parents ici et c’est dans le taxi moto qu’ils gagnent leur vie. »
SOLEIL FM : Est-ce que le cout du transport est parfois élevé ?
« Bon vous savez, si les clients nous déplacent par exemple de Ratoma à la ville, on dit le prix aller et retour parce qu’au retour, il se pourrait qu’on ne gagne personne sur le chemin de retour. C’est dans ce cadre que le cout du transport est élevé parfois ; sinon si c’est au quartier, le prix est fixe. »
Merci beaucoup Monsieur Younoussa Sylla.
Mohamed Lamine Yansané.











