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Les journalistes guinéens dans les rues de Kaloum expriment leur cri de cœur

Les journalistes guinéens dans les rues de Kaloum expriment leur cri de cœur

Journée de protestation ce mardi de la presse privée guinéenne. Elle exprime à travers cette manifestation, les mauvais traitements dont ils sont victimes de la part des forces de l’ordre. La marche est parti du ministère de la communication jusqu’au siège de la Haute Autorité de la Communication HAC sis à Kaloum.

C’est une marche qui fait suite à l’arrestation suivie de la bastonnade de plusieurs journalistes par les gendarmes le 31 octobre dernier. Tout au long du trajet, des Hommes de médias en grand nombre scandaient un seul message. ‘’Martine zéro’’ ‘’HAC zéro’’. La marche est parti du ministère de la communication en passant par la banque centrale, par la cathédrale, le ministère de l’administration jusqu’au siège de la HAC.

Arrivé à destination, un léger accrochage a éclaté entre forces de l’ordre massivement mobilisés pour assurer la sécurité de ces lieux et hommes de médias qui voulaient filmer les lieux et accrochet des affiches.

Sur les lieux, trois décisions majeures ont été prises. Tout d’abord les associations de presse unanimement ont décidé de ne plus reconnaître l’institution contre interlocuteur. Amadou Tham Camara président de l’AGUIPEL indique ‘’ La rumeur est de coutume dans ce pays, le défunt président a été donné pour mort à plusieurs reprises mais cela n’a jamais amené l’intéressé à envoyer un procureur dans les stations de radios encore moins leur faire subir cette bastonnade’’.

Par conséquent, elles décident de remplacer leurs représentants de la HAC. Cheick N’doye Sadibou chargé de communication de l’URTELGUI précise: ‘’Nous ne reconnaissons plus la HAC. Nos représentants qui s’y trouvent, nous procéderont à leur remplacement dans les prochains jours’’.

La troisième décision est l’introduction d’une plainte auprès du tribunal de Mafanco pour que justice soit rendue. Sur ce point, le chargé de la communication de la gendarmerie souhaite une discussion à l’amiable. ‘’Nous ne souhaitons jamais que nous soyons en guerre, par ce que si nous partons en guerre cela n’arrange personne ni vous, ni nous. Le haut commandement a ouvert une enquête afin de situer les responsabilités. Nous souhaitons donc que les médias retirent leur plainte et nous permettre de laver le linge en famille’’ a conclu le lieutenant Colonel Mamadou Alpha Barry.

 

Si rien n’est fait dans les prochains jours, les associations de presse envisagent organiser une journée sans presse. Il faut dire que les commissaires de la HAC ont tous brillé par leur absence.

 

M L Yansané

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