20 novembre 2019
Soleil FM

La couverture sanitaire universelle, une priorité pour le forum des parlementaires africains sur la population et le développement

Infos santé

Au terme de trois jours de discussion et de réflexion sur l’accélération du processus de la couverture sanitaire universelle en Afrique, les parlementaires se sont engagés à soutenir les efforts des gouvernements. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 07 mars 2019, dix députés du forum des parlementaires africains sur la population et le développement présents à Kigali ont dédié leur mandat à la promotion d’un accès effectif aux soins de santé sur le continent.

Des députés en provenance du Ghana, Kenya, Rwanda, Sénégal, Tanzanie et de la Zambie ont décidé de participer à l’accélération de l’accès des populations aux soins de santé partout et à des coûts abordables en Afrique. Ces députés, dans une déclaration rendue publique en marge de la conférence internationale sur le programme de la santé de l’Afrique, ont exprimé leur engagement à promouvoir l’accès aux soins de santé. Ces honorables comptent bien aller au-delà des discours.

« Au Ghana, nous avons la coutume de signer des déclarations, mais pour ce cas précis, nous comptons bousculer l’exécutif à faire de la santé pour tous une réalité », a promis le député Robert Kuganab Lem.

La déclaration indique que près de la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé essentielle. En effet, des maladies qui peuvent être prévenues et dont les gens peuvent guérir tuent encore plusieurs personnes dans le monde. Près de huit-cent millions de personnes dans le monde dépensent plus de 10% de leur budget familial pour couvrir les coûts des soins de santé.

En Afrique Subsaharienne, le SIDA reste la première cause de mortalité chez les jeunes de 10 à 19 ans selon ONUSIDA. Les vaccins pour l’immunisation des enfants restent encore peu accessibles à tous. La santé de la reproduction reste insuffisamment financée et des femmes meurent encore en donnant la vie. L’accès aux produits contraceptifs reste limité dans plusieurs pays du continent. Les besoins non satisfaits en matière de contraceptifs pour les femmes en âge de procréer constituent l’un des freins à ce jour à un repositionnement réel de la planification familiale sur le continent africain.

L’ensemble des systèmes de santé en Afrique, à l’exception de quelques pays qui ont fait des bonds remarquables, restent très fragiles. Le financement de la santé de façon conséquente est encore un défi majeur pour plusieurs gouvernements. Les pays africains ont ratifié plusieurs protocoles et traités qui consacrent la santé comme un droit humain fondamental. Mais ce droit n’est pas satisfait dans plusieurs pays du continent faute de financement adéquat. Pourtant la santé est une condition essentielle pour accéder au développement.

« Nous devons prioriser la santé et d’y investir », a exhorté l’honorable Roberts Kuganab Lem du Ghana.

En effet, les députés du forum des parlementaires africains sur la population et le développement comptent apporter des réponses concrètes. Pour ces élus du peuple, il y a urgence d’agir dans un contexte où la santé reste l’un des parents pauvres des dirigeants politiques.

« Nous avons la responsabilité d’interpeller nos dirigeants sur leurs engagements et leur responsabilité. Pour la couverture sanitaire universelle, nous comptons bien amener nos gouvernants à libérer les fonds nécessaires », a martelé Juliette Paule Zinga, députée sénégalaise.

En effet, les Etats africains devraient apporter un financement conséquent à leurs systèmes sanitaires. La résolution des Nations-Unies sur la couverture sanitaire universelle invite d’ailleurs les Etats à consacrer au moins 15% de leur budget annuel au financement de la santé. Une exigence qui n’est pas satisfaite dans plusieurs pays. Le financement de la santé dans le cas de l’Afrique nécessite une collaboration franche entre les parties prenantes, a estimé l’honorable Sébastien Simon Kapufi de la Tanzanie.

« Nous allons interpeller les ministres de la santé et des finances sur la nécessité d’apporter les réponses adéquates au financement du secteur de la santé. La santé ne peut plus être le parent pauvre de nos gouvernements », a-t-il expliqué en réponse aux questions des journalistes qui s’interrogeaient sur ce qui va changer dans l’approche d’interpeller les gouvernants.

Les députés ont enfin estimé que l’avenir de la santé en Afrique dépend de tout le monde.

 

AFIWA MATA AHOUADJOGBE

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