23 avril 2019
Soleil FM

La liberté d’expression menacée en Guinée: le syndicat de la presse privée interpelle l’Etat

Guinée société Infos

Mohamed Koula Diallo, ce nom nous rappelle un fait tragique. Il s’agit de notre confrère qui a trouvé la mort, il y a trois ans au siège de l’UFDG. Devoir de mémoire oblige, parents et collaborateurs se sont retrouvés ce mardi sur initiative du syndicat de la presse privée pour commémorer la disparition de ce journaliste tombé les armes à la main, dans l’exercice de sa profession. L’occasion a été mise à profit pour interpeller à nouveau les autorités afin qu’elles mettent la lumière sur les dossiers des journalistes tués ainsi que ceux bastonnés au PM3 de Matam. La maison de la presse de Coléah a servi de cadre à la rencontre.

C’était le 05 février 2016 plus exactement que Mohamed Koula Diallo a été fauché par une balle alors qu’il couvrait une assemblée générale de l’UFDG. Jusque-là, le dossier est toujours pendant, rien de clair n’a filtré. Une situation que déplore le secrétaire général du syndicat de la presse privée qui interpelle l’Etat à jouer son rôle dans ce dossier. Sidy Diallo.

« Nous déplorons du fait que, parlant du cas de koula le dossier a été fortement politisé et jusqu’à présent rien n’est sur la table. On ne peut pas dire voilà réellement ce qui s’est passé aux alentours du siège de l’UFDG ce jour. Donc nous avons fait cette conférence de presse pour  interpeler les autorités compétentes. Le syndicat n’est pas juge, mais nous sommes dans une république, nous sommes dans un pays où il y’à un ministre de la justice, où il y’à un procureur, où il y’à qu’à même les autorités compétentes qui sont chargées de mener des enquêtes et dire exactement ce qui s’est passé ».

Les dossiers d’autres journalistes comme Chérif Diallo, Abdoulaye Bah et des journalistes bastonnés au PM3 sont aussi restés classés. Sidy Diallo à nouveau.

« Nous avons aussi trois autres dossiers pour nous qui dorment dans les tiroirs. C’est le cas de chérif Diallo  disparu depuis plus trois ans. Ils y’à aussi le cas des journalistes bastonnés ça fait plus d’un an, du coté de l’ECO 3. Et ce qui est grave de ce coté, même un tout petit prix pour début de réparation rien n’à été fait. Ces victimes sont là, rien n’à été fait jusqu’à présent. Il y’à aussi le cas d’Abdoulaye Bah notre confrère de guinée news. C’est vrai on parle d’un accident, mais après l’accident, il y’à eu des personnes qui ont été interpellées. Mais où on en est sur la suite de ces enquêtes ».  

La véritable question sans réponse depuis trois ans est de savoir : qui a tiré la balle ayant coûté la vie à Mohamed Koula Diallo ce 5 février 2016 fatidique ? Tout de même, une commission mixte composée de syndicats de la presse, de l’association des patrons de presse, ainsi que les familles des victimes sera mise en place dans les jours à venir. Ce, dans le but de rencontrer les autorités vis-à-vis des dossiers des différentes victimes.

Simone OUENDENO

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