25 mars 2019
Soleil FM

L’association des victimes du camp Boiro continue à réclamer justice

Guinée politique Infos

Commémoration ce vendredi 25 janvier à Conakry des coups d’envoi des pendaisons du premier régime. A travers cette protestation, l’association des victimes du camp Boiro veut interpeller le gouvernement afin de rendre justice dans cette affaire. La marche est partie du pont 8 novembre jusque dans l’enceinte du camp Boiro situé dans la commune de Dixinn.

Habillé pour la plupart en rouge, les manifestants se sont rendus sur le pont 8 novembre où ils ont procédé au dépôt d’une gerbe de fleur. Du pont 8 novembre, destination le camp Boiro, lieu des séquestrations. A travers ces revendications, l’association des victimes du camp Boiro veut totalement exprimer son engagement afin d’obtenir justice pour la mémoire des disparus.

Docteur Fodé Marega présent a dit ceci : « Il y’a aujourd’hui 48ans, c’était l’aube, Conakry découvrait des corps pendants. Depuis lors, tant de choses ont changé sans que personne à ce jour n’est endossé le devoir de justice.

Pour Bah Oury coordinateur du mouvement UFDG renouveau ex vice-président de l’UFDG, cette marche est d’une importance capitale pour honorer la mémoire des victimes. Selon l’ancien ministre de la réconciliation, elle vise à conscientiser tout un chacun  pour que les mêmes erreurs dans le passé ne se répètent plus. « C’est une nécessité pour que plus jamais des choses de ce genre ne puissent se répéter et que nous puissions à chaque année être présent pour que tout le monde se rende compte du passé ».

L’association des victimes du camp Boiro toujours dans sa réclamation de justice soit rendue avait animé la veille jeudi, une conférence de presse à Coléah pour démontrer à l’opinion le rôle qu’ont joué ces derniers dans l’accession du pays à l’indépendance.

Depuis sa création au lendemain de la mort du 1er président guinéen, les victimes du camp Boiro ainsi que leurs parents ne cessent de réclamer la justice. Un procès qui selon eux, leur permettra de retrouver du souffle après 48 ans de calvaire psychologique. L’appel des conférenciers visait aussi à interpeller le président de la République sur cette situation. Abdoulaye Touré, membre de l’association des victimes du camp Boiro avait confié ce qui suit : « nous demandons au Président de la République de reconnaître et de condamner officiellement les exécutions, les pendaisons, les tueries en masse perpétrées sans jugement sous la dictature de Sékou Touré. Mettre à disposition les fosses communes afin que les  familles fassent enfin leur deuil et les consacrer en mémoriums  nationaux servant de recueillement ». Plus loin, il sollicitera « une aide et un soutien des familles des victimes matériellement et financièrement après les saisies de leurs biens et de leurs comptes bancaires ».

Alpha Condé ne doit pas se mettre à l’écart de ce mouvement de liberté indique le député Fodé Maréga. Car condamné par contumace, il a échappé de plus belle à la mort. « Condamné à mort par contumace, c’est un anti-guinéen. Il y’a eu pendant toutes ces périodes là les consultations nationales qui ont été validées par toutes les associations. Nous, on se dit simplement, ces  projets de loi, pourquoi ne pas le valider au conseil de ministre et l’envoyer à l’assemblée nationale? On ne le jugera par son investissement dans la mine ou électricité , on le jugera sur la faculté qu’il a pour réconcilier les filles et fils du pays. De recoudre le tissu social qu’il détruit en Guinée ».

Il faut signaler que les victimes des massacres commis en Guinée demandent vérité justice et réconciliation avant la fin du mandat du professeur Alpha Condé. Et outre cette association, plusieurs victimes politiques attendent toujours que justice soit rendue pour les différentes affaires.

 

KOUMBA CERE TONGUINO et AMINATA CAMARA

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