13 décembre 2019
Soleil FM

« Le handicap n’est pas une fatalité », dixit Mariam Sylla, ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance

Guinée société Infos

’Autonomiser les personnes handicapées, assurer leur participation et garantir l’égalité des chances pour tous ‘’, c’est le thème retenu ce 03 décembre, pour la célébration de la journée internationale des personnes vivant avec le handicap. L’objectif de cette rencontre est d’inculquer aux victimes, le mental d’homme capable.

Les personnes vivant avec un handicap rencontrent dans leur quotidien, d’énormes problèmes comme celui lié au non respect de leurs droits. Elles sont stigmatisées à longueur de journée. Pour la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, le handicap n’est pas une fatalité. « Aucun être humain n’a choisi les conditions de sa naissance. Je voudrais par cette occasion, remercier un handicapé qui a confectionné une paire de mocassin, pur produit guinéen », a ajouté Mariam Sylla.

De son coté, le premier ministre promet de mettre en place un organe à court terme pour gérer dorénavant les questions liées aux personnes, victimes du handicap : «  Cette agence va permettre à ces victimes de prendre en compte des questions qui leurs sont liées et qui feront objet de débat sur nos tables de négociation » a affirmé Ibrahima Kassory Fofana.

Selon le représentant du programme des Nations-Unies pour le développement, un bon nombre de personnes à travers le monde, souffrent de handicap. Lionel Laurence explique : «  Un milliard de personnes vivent aujourd’hui avec le handicap, 80% vivent dans les pays en voie de développement, un enfant sur 3 vit avec cet problème et moins de 2% sont dans les pays développés ».

Pour le secrétaire général du comité national paralympique, l’Etat ignore les personnes souffrant de handicap dans son recrutement à la fonction publique. Ce qui d’ailleurs pousse certains à se retrouver dans les rues pour mendier. « Cela fait pratiquement cinq ans que l’Etat n’a pas levé le petit doigt pour les personnes handicapées. Et quand ces personnes là finissent leurs études, n’ayant pas de soutien, elles sont obligées de retourner dans les rues pour mendier », déplore Diané Ousmane.

 

Il faut rappeler que depuis 1992, cette journée est célébrée partout dans le monde.

 

SAMUEL DUOLAMOU

 

 

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