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Le handicap n’est pas une fatalité, la structure Wakilaré l’a prouvé !

A Conakry, la mendicité est de nos jours considérée par ceux qui la pratiquent comme un métier. Pour changer la donne, certains handicapés ont choisi des activités génératrices de revenu. C’est le cas des membres de la structure Wakilaré qui ont préféré la cordonnerie.

Les machines à coudre, une vitrine pour la visibilité des paires de chaussures en peau de cuir qui y sont placées, des handicapés sont activement au travail. Et c’est dans une ambiance bon enfant que se déroule le travail de la structure Wakilaré à  la bluezone de Kaloum.

La volonté et le courage  animent ces jeunes vivant avec un handicap. Bernard Tamba Tinguiano est le président de cette association. « C’est une association qui est initiée par les personnes handicapées pour lutter contre la mendicité. Pour mobiliser ces personnes, c’est une question de volonté. Donc ceux qui veulent sortir de la mendicité, c’est eux qui ont accepté de travailler ici à l’atelier avec moi. On fait beaucoup d’articles, une fois qu’on produit ici, on envoie à la boutique », confie-t-il.

Abdoulaye Diallo a choisi de donner une autre image à son handicap  à travers le métier de cordonnerie. Pour lui, son option n’est pas fortuite.  « Nous avons vu que  ce métier qui peut nous aider, quémander ne sert à rien. Ce métier nous ai bénéfique car nous sommes sous un toit, nous avons de quoi manger. Par fois nous apportons quelque chose aux parents, ce qui est plus important. Si on arrivait à avoir des moyens, nous enverrons nos amis handicapés pour qu’ils quittent les routes aussi ».

 

Le président de la structure invite l’Etat à les aider matériellement pour une autonomie effective. « D’abord un, nous ne demandons pas de l’argent en espèce mais de nous aider à avoir des matériels qui nous permettent de produire et d’être autonomes. De deux, est qu’il ait la volonté de visiter notre boutique, de voir ce que nous produisons. Cette visite nous donnera le courage que nous sommes accompagnés par la population. »

 

Les difficultés rencontrées dans l’exercice du métier  sont nombreuses, précise François Diawara, agent commercial. « On a plein de difficultés, il y a une machine à tampon que nous n’avions pas, nous avons une machine à coudre et il y a d’autres machines plus bien que ça mais les moyens sont limités. Au niveau de la vente aussi en cette saison pluvieuse, nous avions plein de problèmes car les articles sont stockés, il n’y a pas tellement de vente. Au lieu de se mettre à mendier, j’appelle toute personne qui a entendu parler de Wakilaré à venir travailler dans notre groupe, pour qu’on parte de l’avant ».

 

Si d’aucuns pensent qu’être handicapé est une fatalité, pour les jeunes de Wakilaré, le mal dont ils souffrent ne peut pas être un frein à leur développement.

 

Aminata Camara 

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