19 mai 2019
Soleil FM

Les occupants de la décharge de Dar-Es-Salam ne sont pas prêts à quitter les lieux !

Guinée société Infos

La réaction des riverains de la décharge de Dar-Es-Salam ne s’est pas fait attendre 72 heures après la décision du gouvernement relative à leur déguerpissement dans quelques jours. Rencontré ce mercredi 30 janvier, ces occupants disent qu’ils n’ont pas ou aller pire, les 20 millions de francs guinéens proposés par les autorités sont insignifiants.

Sommés de quitter les lieux, les occupants du site de la décharge de Dar-Es-Salam disent n’avoir rien reçu comme indemnisation de la part des autorités. Pour le moment, ils se disent décidés à rester sur place car, n’ayant aucun autre endroit pour s’installer.

Mabinty Camara, occupante du site confie à SOLEIL FM ce qui suit : « nous n’avions reçu aucune indemnisation de la part de l’Etat. Nous sommes vulnérables car nous n’avions nulle part. Si les autorités décident de venir démolir les maisons, qu’elles viennent. Nous les attendons ».

Même son de cloche chez M’mah Doumbouya. Avec les larmes aux yeux, cette veuve dit n’avoir nulle part pour déposer ses valises avec ses enfants. « Nous, nous sommes chez nous. Nous n’avions pas besoin de cette somme insignifiante qu’ils nous on proposés. J’ai fait deux enfants avant la mort de Sékou Touré et pendant ce temps, nous étions là. Au départ, ce n’est pas ici qu’ils mettaient les ordures mais à Kenien. Donc ce sont les ordures qui sont venues nous trouver ici. Aujourd’hui je n’ai nulle part. Je n’ai plus de mari  pour me venir au secours. Mes enfants et moi n’avons pas d‘endroit pour habiter. Sékou Touré ne nous a pas chassés d’ici, Lansana Conté non plus. Mais si celui-ci insiste à ce que nous quittions ces lieux, alors c’est à lui de voir ». 

Cet autre occupant dit être disposé à quitter les lieux si toutefois la démarche est respectée, dans les règles de droit. « Ils nous ont rien donné. Ce qu’ils nous ont proposé est insignifiant. A l’heure actuelle, 20 millions c’est peu. Mais s’ils nous donnent notre droit, on peut aller », dira Mohamed Bangoura.

 

Selon nos informations, plus de trois cent ménages sont concernés par cette opération de déguerpissement. Lesquels unanimement se disent déterminés à rester sur les lieux jusqu’à nouvel ordre.

 

Simone OUENDENO

Articles Similaires

Jean-Raphaël Chaponnière : « Les Brics en Afrique, c’est d’abord et surtout la Chine »

tsegbaya

3e mandat pour Alpha Condé : le Front National pour la Défense de la Constitution dit non

tsegbaya

Build Muscle By Making This Simple Tweak to Your Training Program

admin

CAN 2019 : Amadou Diawara en route pour rejoindre ses coéquipiers à El Jedida (Maroc)

tsegbaya

Paris : 130 pays réunis pour défendre la biodiversité

tsegbaya

16 Avril : journée de lutte contre l’exploitation des enfants dans le monde

tsegbaya