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L’hôpital Ignace Deen : des responsables des services dénoncent un manque criard d’équipements

L’hôpital Ignace Deen : des responsables des services dénoncent un manque criard d’équipements

Récemment une délégation d’investisseurs allemands, conduite par Mme Laurine Mezeme Caldwell, présidente de l’ONG  »My Voice For The Poor », a séjourné en Guinée. Cette mission est venue s’enquérir des domaines dans lesquels leur ONG peut s’investir à travers des partenariats qui seront signés avec le gouvernement guinéen. C’est à cette occasion que l’hôpital Ignace a été ciblé, après la rencontre avec les autorités guinéennes.

Une visite guidée à l’hôpital Ignace Deen

Pour s’enquérir des maux dont souffrent les responsables des différents services de l’hôpital Ignace Deen, la délégation de cette ONG a décidé de sillonner plusieurs services dudit centre hospitalier.

Dans les laboratoires de biochimie, de bactériologie, de parasitologie et de radiologie, en passant par les services de laryngologie, d’Orthopédie-traumatologie générale, du Sport et Chirurgie Réparatrice, et de la maternité, partout le constat est alarmant.

Cette structure sanitaire est confrontée à un manque criard d’équipements de travail pour pouvoir satisfaire à cent pour cent les patients. Au cours de cette visite guidée, Dr Traoré Soundou, Chef service de laboratoire de l’hôpital Ignace Deen nous a confié ceci : « Réellement, je suis très ravi de cette visite dans cet l’hôpital. Je souhaite qu’elle soit pérenne afin que les bailleurs de fonds connaissent nos difficultés. Tout ce qui a été dit par la présidente de ONG  »My Voice For The Poor », je pense si cela se réalise ça va permettre de mieux travailler. Vous avez visité ce centre, presque dans la plupart des services, on constate qu’il y a des besoins en matériels et de réactifs. Nous travaillons en fonction de nos moyens. Et n’eût été l’assistance du directeur Awada, ça serait très difficile de faire un bilan correct. »

 

Un manque criard d’équipements

Au service de laryngologie, c’est le même son de cloche. « Il faut l’équipement du service, on doit adapter le contenant au contenu. On a besoin de microscope électronique, d’ordinateurs. Et ce qui est très important, c’est la formation du personnel. On évacue beaucoup de malades à l’étranger, c’est parce que tout simplement on n’a pas de moyens d’investigation et d’intervention dans le bloc opératoire. On manque d’appareils, comme les audiomètres, les tympano-mètre, le microscope électronique pour la consultation d’intervention. A cela s’ajoute la formation », a dénoncé Pr Vincent Sylla.

Pour savoir la méthode utilisée pour satisfaire les malades, il dira ceci : « la méthode utilisée, c’est que c’est nous qui cherchons les matériels pour satisfaire les patients. Presque tout ce qui est dans service m’appartient. On passe par des personnes de bonne volonté qui nous aident. L’unique méthode en allant à la guerre, c’est de s’armer soi-même. On a une salle d’audiométrie qui ne fonctionne pas, il n’y a pas d’équipements »

Au service d’Orthopédie- traumatologie générale, du Sport et Chirurgie Réparatrice, Pr Tafsir Soumah s’est réjoui de cette visite : « je crois que cette visite est une très bonne chose. Ils viennent s’enquérir de ce qui se passe chez nous et voir s’ils peuvent apporter quelque chose pour la réussite de traitement des malades ».

Pour savoir ce qui a filtré de leur échange, il a indiqué : « On leur a parlé des problèmes d’équipement. Il faut qu’ils nous aident pour avoir des équipements performants, parce qu’il faut se mettre aussi dans le sillage du 21ème siècle. C’est ce qui va nous permettre d’éviter des évacuations fantaisistes des malades »

 

Mezeme rassure les chefs de services

 

Pour sa part, Mme Laurine Mezeme Caldwell, présidente de l’ONG  »Mye Voice For The Poor » qui aspire à un lendemain meilleur pour les travailleurs de cet hôpital, a souligné : « Les responsables ont été clairs là-dessus, c’est d’essayer de voir comment on peut les aider pour que les malades soient bien suivis en Guinée. Aussi l’entretien avec les malades dans ce centre, me donne aussi une certaine assurance que les agents travaillent bien qu’il y ait des problèmes de matériels. Et notre aide va juste encore améliorer les conditions de travail pour que les malades soient bien traités »

Concernant ces remarques, Mezeme a fait savoir ceci : « J’ai trouvé que le personnel soignant a la volonté de travailler pour sauver les malades, mais ils sont en manque de matériels. Et c’est ce qui fait que les malades ne sont pas satisfaits des efforts du personnel soignant. Avec mon ONG, nous allons essayer de s’asseoir pour trouver une solution à tous ces problèmes.»

Le service de la maternité a été la dernière étape de cette visite guidée. Dans ce service, le directeur Hasmiou Dia a fait le point des différents problèmes auxquels son service est confronté, mais aussi les conditions dans lesquelles y travaillent les agents. Emue par les explications de Monsieur le directeur, Laurine Mezeme a remercié et salué le courage et l’engagement du personnel du service de la maternité. Avant de quitter, elle a pris l’engagement, à travers son ONG, d’apporter tout leur soutien à l’hôpital Ignace Deen en général. Cette visite a été couronnée par la remise de cadeaux aux enfants malades dans ce service par la présidente de l’ONG  »Mye Voice For The Poor ».

 

Alpha Camara

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