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Libération de Seif al-Islam Kadhafi fils du défunt président libyen Mouammar Kadhafi

Libération de Seif al-Islam Kadhafi fils du défunt président libyen Mouammar Kadhafi

Libération de Seif al-Islam Kadhafi l’un des fils du défunt président libyen déchu Mouammar Kadhafi,affirmé samedi par un groupe armé de la ville occidentale de Zintan.

Une milice tribale fidèle à l’Opération de la dignité qui est la brigade Abu Bakir Siddiq, serait à la base de cette libération. Saïf Islam  Kadhafi a été libéré de la prison le vendredi 9 juin en application de la loi d’amnistie adoptée par la Chambre des représentants en 2015. « Nous avons décidé de relâcher Saïf Islam Kadhafi, qui est libre, et nous confirmons qu’il a quitté Zenten au 14e jour du ramadan (vendredi) », a annoncé la brigade Abu Bakir Siddiq, qui était chargée de sa détention.

Aucune information sur le lieu actuel où se trouve Saïf Islam Kadhafi n’a été donnée par la brigade mais elle a confirmé qu’il avait déjà quitté la ville.

« Nous confirmons qu’il est libre et qu’il a quitté Zenten au 14 du mois de Ramadan 14 (09 juin) », selon une déclaration publiée sur la page Facebook de la brigade.

Des informations non confirmées attestent qu’il est dans la région de l’Est. Selon Ahmed Moukhareb al-Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi entrevoit de s’adresser au peuple et à la communauté internationale pour lancer un appel afin de mettre fin à ce conflit interne qui ronge le pays et à créer un État de droit. Toujours selon ce dernier, Saïf al-Islam n’aspire pas à la vengeance mais au contraire à devenir le dirigeant qui apportera la paix dans son pays.

Il est à noter qu’un mandat d’arrêt international  contre le fils de l’ex-dictateur libyen a été émis par la CPI car , il est accusé  de crimes contre l’humanité qui ont été commis pendant les huit mois de révolte précédant la chute et  la mort de son père Mouammar Kadhafi en 2011. La CPI, basée à la Haye et les autorités Libyennes se disputent le droit de le juger.

La milice Zintani reconnue pour son grand rôle dans le soulèvement de 2011 refuse d’accepter le verdict du tribunal.

Liliane HABA