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Littérature : Jeanne Cousin dédicace son ouvrage sur l’histoire du cinéma guinéen

Littérature : Jeanne Cousin dédicace son ouvrage sur l’histoire du cinéma guinéen

 »L’histoire du cinéma en Guinée depuis 1958 », c’est l’intitulé d’un ouvrage écrit par Jeanne Cousin. La dédicace de ce livre a eu lieu le vendredi 8 décembre 2017 au centre culturel franco-guinéen. Elle a mobilisé plusieurs littéraires, des acteurs du cinéma, et des invités venus du Burkina Faso. Cet évènement est piloté par le commissariat  »Conakry, capitale mondiale du livre ».

Après des études d’infirmière et après avoir servi comme cadre de santé, Jeanne cousin a été diplômée de l’école nationale de santé publique de Rome et de l’institut d’étude politique (IEP) de Bordeaux. Cinéphile, elle est venue pour la première fois en Guinée en 2007 et a fondé en 2012, une antenne de  » Guinée Solidarité » à Bordeaux, proposant des projets culturels liés au cinéma. Depuis, elle séjourne trois mois par an en Guinée.

Parlant de ce livre, l’auteure a précisé que sous la première république,  »le Guinéen n’avait rien, mais il allait au cinéma tous les soirs »

En 1971, presque tous les travailleurs du Syli cinéma sont partis faire un stage au camp Boiro. Certains y perdirent la vie, d’autres en sortirent traumatisés. Le Syli cinéma produisit encore le chef d’œuvre Naitou l’orpheline, de Moussa Kemoko Diakité, en 1982, puis languit progressivement.

En 1984, Sékou Touré meurt, avec ses idéaux et on enterre avec lui le Syli cinéma et les salles. Depuis les années 90, les cinéastes guinéens expatriés en France reviennent tourner régulièrement des films de bonne facture en Guinée.

Selon madame Cousin, ce livre veut rendre hommage à tous les cinéastes talentueux de Guinée et inscrire les jeunes désireux de faire du cinéma dans cette histoire.

Publié par la maison d’Edition Harmattan-Guinée, ce livre de 170 pages est composé de plusieurs parties. La première traite la genèse de Syli cinéma, les photos et enjeux ; la seconde c’est la deuxième république en 1984 : le désintérêt et le désinvestissement de l’Etat ; la création de l’ONACIG ; la troisième partie traite des salles de cinéma en Guinée ; la quatrième et cinquième respectivement les cinéastes des années 90 et le cinéma guinéen d’aujourd’hui : état des lieux et sixième, c’est des petits pas…quelques indicateurs de reprise.

Après la dédicace de ce livre, Jeanne Cousin a expliqué ce qui l’a motivée à écrire ce recueil. Elle a expliqué comment son amour pour le film a été l’élément précurseur. « Lors de mes premiers séjours en Guinée, je voulais aller au cinéma, comme je le fais en France, je voulais regarder un film. Eh ben ici, pas de film, pas de salles, et je me suis demandée, qu’est-ce qui s’est passé ? Et petit à petit, j’ai appris qu’il y a eu un cinéma très glorieux pendant la Première République et que petit à petit cela s’est délité. Donc, j’ai cherché à comprendre ce qui s’est passé. »

A cette occasion, les doyens du cinéma guinéen, dont Moussa Kémoko Diakité et Sékou Oumar Barry, ont aussi apporté des témoignages sur l’histoire du cinéma en Guinée, une manière de permettre à la nouvelle génération de bien cerner la notion de 7ème art et de sa genèse en Guinée.

 

Alpha Camara

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