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L’ONU appelle la RDC à faire plus pour une présidentielle « crédible et ouverte »

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, demande à la République démocratique du Congo de faire davantage pour garantir en décembre une présidentielle et des législatives « crédibles et ouvertes », dans un rapport examinant la situation dans ce pays ces trois derniers mois.

Si des progrès ont été réalisés, « il reste beaucoup à faire pour renforcer la confiance dans le processus et garantir que ces scrutins soient ouverts, libres, crédibles et pacifiques comme le veut la Constitution », souligne le patron de l’ONU dans ce document remis récemment aux 15 membres du Conseil de sécurité.

Antonio Guterres, qui devrait se rendre prochainement dans le pays, note que le gouvernement a autorisé des réunions politiques à Kinshasa. « Mais je regrette profondément que cette ouverture ne se soit toujours pas reproduite dans le reste du pays. J’exhorte les autorités congolaises à lever l’interdiction des manifestations afin que le peuple congolais puisse jouir de leurs droits politiques et civils légitimes comme le veut la Constitution », ajoute-t-il.

« Les atteintes à la liberté d’expression – notamment pour les journalistes, les militants de la société civile et les opposants politiques – ne contribuent pas à la création d’un environnement propice à des élections crédibles et ouvertes », insiste Antonio Guterres dans son rapport.

Dirigée par Leila Zerrougui, la mission de paix en RDCongo (Monusco), comptant quelque 17.000 Casques bleus pour un budget annuel d’1,153 milliard de dollars, est l’une des plus importantes menées par l’ONU dans le monde.

Le rapport d’Antonio Guterres souligne par ailleurs que la crise humanitaire en République démocratique du Congo perdure. Environ 13 millions de personnes continuent d’avoir besoin d’une assistance humanitaire et de protection, indique le document.

A l’approche des élections programmées le 23 décembre, le président Joseph Kabila ne s’est toujours pas engagé publiquement à quitter le pouvoir comme il aurait dû le faire à la fin de son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016. La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter. Ses détracteurs l’accusent de chercher à rester au pouvoir.

Afp

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