18 janvier 2020
Soleil FM

Maison centrale de Conakry : le ministre de la justice déplore les conditions de vie des prisonniers

Guinée politique Infos

Le Ministère de la justice a réitéré son engagement quant à la tenue du procès du massacre du 28 septembre 2009. Face à la presse ce vendredi 10 janvier 2019 à Kaloum, Maitre Mamadou Lamine Fofana déplore les conditions dans lesquelles les détenues croupissent à la maison centrale de Conakry.

Après plus d’une décennie, les guinéens seront enfin situés sur le procès concernant le massacre survenu au stade du 28 septembre. En tout cas, selon le Ministre de la justice, la pose de la première pierre de l’édifice devant abriter ce procès s’est fait lundi dernier. Mamadou Lamine Fofana affirme : « nous procédons à la pose de la première pierre le lundi 13 janvier 2019. L’entrepreneur dit dix pour construire l’édifice. Dès que cela se réalise, nous allons tenir le procès. Nous avons pris des engagements fermes pour le faire en juin 2020. Et nous tenons à respecter ce délai ».

Plongé dans des crises sociopolitiques qui engendrent souvent des tueries de citoyens depuis quelques années maintenant, la situation dans le pays reste une inquiétude. Le cas récent, c’est la mort d’une jeune fille jeudi 09 janvier 2020, suite à la grève du SLECG. Sur le sujet, Mamadou Lamine Fofana explique : « à ce que je sache, il n’y’avait pas de manifestation prévue. Parce que quand il y’a manifestation, le gouverneur nous informe ainsi que les services de sécurité confondues et on a un compte-rendu. Et s’il y’a eu mort d’hommes, je dis que c’est vous qui m’informez ».

Construite pour 300 prisonniers dit-il, la maison centrale de Conakry abrite à ce jour plus de 1600 détenus. Chose que ne digère pas l’homme de droit « en plus des 1600 détenus, il y’a au moins plus de mille qui sont en détention provisoire, ce qui est anormale. Il ne doit pas y avoir autant de détentions provisoires que prévue. Quand j’ai été nommé, pendant mes trois premières semaines, j’y ai fait un tour. Le spectacle que j’ai vu, m’a poussé à prendre certaines mesures. J’ai trouvé ce jour là, 75 femmes qui étaient détenues avec leurs bébés. Cela m’a frappé ».

 

A en croire le conférencier, des maisons centrales seront construites les années à venir, dans quelques villes de l’intérieur du pays. Ce, pour un cadre de vie acceptable pour les prisonniers.

 

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

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