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Maman Marie de l’orphelinat Kiridiya : « nous n’avons aucun don de l’Etat »

Guinée société Infos

L’orphelinat  Kiridiya sis à Matoto dans la commune qui porte le même nom a été  créé  en 2002 par  Marie Denise BANGOURA, affectueusement appelée « Maman Marie sauveuse de Vies ». Cette Dame  est une   infirmière à la retraite, elle s’occupe de ces enfants avec ses maigres moyens. Dans quelles conditions vivent ces mômes ayant perdu leurs parents ?

Dans cet orphelinat, les enfants vivent dans des conditions difficiles. Selon la fondatrice du centre Kiridiya, infirmière à la retraite, sa passion et les dons des personnes de bonne de volonté ne suffisent pas pour  faire face aux besoins des orphelins.

« Nous avons 30 enfants, nous ne dormons ni le  jour, ni la  nuit parce que, les enfants sont tout le temps malade. Nous sommes là, ce que Dieu nous donne, c’est ce que nous mangeons », dixit Marie Denise BANGOURA.

Elle  souhaite recevoir de l’aide ou des subventions de l’état. « De l’autorité, nous avons une couverture, parce que nous sommes reconnus  au niveau du Ministère de l’Action Sociale. Mais à part cela, nous n’avons aucun don de l’Etat».

Kadi CAMARA,  l’une des orphelines de «  Maman Marie » explique que même sans les habits de fête (pendant les fêtes), elle et ses «  frères » vivent dans l’espoir d’un lendemain meilleur. Poursuivant, l’adolescente affirme :  « Je prie Dieu que des personnes de bonne volonté fassent des dons aux  orphelins de Guinée et à ceux de l’ orphelinat Kiridiya de Matoto».

Maman Marie  quant à elle, demande aux jeunes filles qui ne sont pas prêtes à avoir un enfant de se planifier et  à ces concitoyens de venir en aide à ces enfants car, les enfants sont l’espoir de demain.

Elle déclare : « Il faut que nous nous donnions les mains. Un dicton soussou nous dit : « Allah nan Kote nakhan dokhoo….I mou tagan  ma ama qui veut dire : ‘’La charge que Dieu t’impose, tu auras la force et le courage de la porter ».

 

Un proverbe africain nous dit : Qu’on n’est pas orphelin parce qu’on a perdu père et mère, mais du fait d’avoir perdu espoir.

 

Baloka KABA

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