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Marches du FNDC : le caractère répétitif est à redouter, selon l’OCGR

L’observateur Citoyen de la Gouvernance et de la Redevabilité salue le caractère pacifique de la marche du jeudi.  Dans un entretien accordé à Soleil FM, il demande aux acteurs sociopolitiques de se mettre au service du peuple au lieu des intérêts personnels. Il déplore tout de même les marches répétées dans le pays.

C’est l’une des marches appréciées de par son caractère. La manifestation de ce jeudi à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution n’a pas connu d’incidents entre forces de l’ordre et marcheurs. Selon le directeur de l’observateur Citoyen de la Gouvernance et de la Redevabilité, cela est un signe de la démocratie. Mais le caractère répétitif est à redouter. Ange Gabriel Haba : « Il y’a une marche qui est projetée encore  par le FNDC le jeudi 14 octobre. Et quand il y’a marche, cela coûte cher au pays et socialement, c’est grave. Notre pays est tellement bénie parfois y’a des signes les plus tendues dès fois  d’une guerre civile. Ce qu’il faut mettre aujourd’hui en avant, c’est l’intérêt supérieur de la nation. Il faut éviter que le pays bascule vers une instabilité dont les prémices commencent déjà ».

Si marcher est un droit constitutionnel, notre interlocuteur n’apprécie tout de même pas la participation des mineurs. Chose qu’elle dit avoir constaté dans les différentes manifestations « J’aime le dire, les enfants sont ceux qui peuvent jouir de leur doit mais de les exercer. Ces genres de personnes doivent être mis à l’écart car leur présence  augmente le taux de risque. Les parents aussi doivent prendre leur responsabilité pour garder les enfants à la maison ».

Récemment, les militants du RPG Arc-en-ciel ont répondu au FNDC à travers une marche le 24 octobre dernier. Il n’est pas mal de réserver un accueil à son leader, mais le moment n’était pas opportun, précise le directeur de l’OCGR. « Certains me diront qu’entant que chef d’Etat on doit l’accueillir. Mais dans un contexte politique comme celui-ci on doit les mettre à l’écart. Donc vouloir faire participer des administrateurs à ça, c’est les glisser vers un terrain politique. »

Être victime d’une marche, n’est pas seulement une perte pour la famille. Chaque guinéen devrait y penser pour donner un sens à son existence, conseil notre interlocuteur.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

 

 

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