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Mort de John McCain : il ne voulait pas que Donald Trump assiste à ses obsèques

Le sénateur républicain John McCain est décédé à l’âge de 81 ans samedi 25 août. Son cercueil va être exposé au Capitole, un honneur réservé à ceux qui ont marqué l’histoire des États-Unis. Les Américains pressentent que ce n’est pas seulement un grand Américain qui disparaît, mais aussi une certaine conception de la politique, fondée sur le courage, le patriotisme et l’indépendance d’esprit.


D’abord McCain était un militaire, fils et petit fils d’amiraux. Un héros. Son avion avait été abattu au Vietnam en 1967, il a survécu à plus de 5 ans de captivité, il a supporté la torture, l’isolement. Les Nord Vietnamiens avaient proposé de le libérer, car son père était un haut gradé, mais il a refusé de retrouver la liberté sans ses camarades emprisonnés. Il en a gardé des séquelles, il ne pouvait plus lever ses bras, il avait même besoin d’aide pour se peigner.

John McCain a marqué aussi les Américains pour sa carrière politique. Il était élu au Congrès depuis 1982, et n’hésitait pas à s’affranchir de la ligne du parti républicain. Certes il était conservateur, sur les armes, la fiscalité, la guerre en Irak. Mais jusqu’à la fin, il a tenté de trouver des compromis avec les démocrates, par exemple sur l’immigration. C’est ce qui lui a valu le surnom de « maverick ». C’est un terme de cow-boys pour désigner les bêtes qui refusent de se laisser marquer au fer rouge. Des non-conformistes. Cela rappelle l’Ouest, et notamment l’Arizona où il était élu.

Candidat face à Obama en 2008

En 2000, il perd la primaire républicaine face à Bush. En 2008, il est désigné candidat de son parti, et affronte Obama qui le devance dans les sondages. Dos au mur, il se laisse convaincre par ses conseillers qu’il faut absolument envoyer un signal à l’aile droite. Il choisit la populiste Sarah Palin comme colistière, alors qu’il aurait préféré comme vice-président son ami Liberman, un ancien démocrate. On a senti dans cette campagne les premiers signes de la radicalisation d’une partie de l‘électorat qui portera plus tard Trump au pouvoir.

Un jour, lors d’un débat, une électrice qui le soutient lui dit qu’elle a peur d’Obama, car il est un « arabe ». McCain lui reprend le micro, et lui dit non, elle ne doit pas avoir peur, Obama n’est pas arabe, et par ailleurs c’est un père de famille honnête, il n’a que de désaccords politiques avec lui.

John McCain s’est opposé à Donald Trump

Donald Trump qui a dit de lui qu’il n’était pas un vrai héros de guerre car il avait été capturé.  Il a d’ailleurs censuré samedi un communiqué de la Maison Blanche qui saluait McCain comme un héros, il s’est contenté d’un tweet pour sa famille, sans un mot pour son courage.
McCain avait mis en garde la droite américaine, que Trump n’était pas au niveau pour être président.

 

Alors que McCain avait rendu public son cancer, le président l’a fait plusieurs fois siffler lors de discours, car il avait voté contre la suppression du système d’assurance santé d’Obama.
John McCain a fait savoir qu’il ne voulait pas que Donald Trump assiste à ses obsèques. Il préférait que l’éloge funèbre soit prononcé par Bush et Obama.

 

Source : RTL

 

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