19 juin 2019
Soleil FM

Mutilation génitale féminine : la Guinée au 2e rang mondial

Guinée société Infos

‘’Violence basée sur le genre et pratique traditionnelle néfaste’’ était au centre d’une  conférence débat ce mercredi 10 octobre à la Blue-zone de Kaloum. C’est une initiative de  l’ONG « femme développement et droit humain en Guinée ».  Cette rencontre vise à encourager les activistes dans leurs combat contre les violences faites aux femmes.

La Guinée est Classée au 2rang mondial avec un taux élevé en matière de mutilation génitale féminine, plus 97% de jeunes filles et femmes ont subi cette pratique dans le pays. Pour lutter contre ce phénomène les activistes ont pris pour arme la loi, nous confirme Moussa Yero Bah présidente de l’ONG femme développement et droit humain en guinée.

« C’est un combat de longue haleine. Ce n’est pas facile de balayer d’un revers  de la main nos habitudes, nos pratiques, quelques fois qui sont malsaines, dont on a du mal à se départir. Il faut se battre et s’armer de loi, utiliser surtout la loi parce que c’est la leçon à tirer, c’est la loi qui peut nous aider ».

Pour certains, ces pratiques sont liées  aux enseignements donnés par différentes religions, un argument qui n’est point soutenu par le conférencier Docteur Morissanda Kouyaté, directeur exécutif du comité inter-africain.

« Il y a beaucoup qui mettent ça sur le compte d’autres choses. Ils veulent créer la confusion en attribuant ces pratiques néfastes comme les mutilations génitales féminine, le mariage d’enfant, les victimes de veuvages. Certains essayent de soutenir ça par le pilier de la religion, la culture, tout ça n’est pas vrai, ce sont des pratiques néfastes, dangereuses qui volent l’intégrité des filles et des femmes ».    

Toutes personnes qui défendraient cette thèse mérite la prison, a ajouté docteur  Morissanda Kouyaté.

« Ceux qui font l’apologie devraient aller en prison. Vous savez tant qu’on ne respecte pas les lois, ça c’est même au-delà des mutilations génitale féminines, au-delà des mariages d’enfants, au-delà des pratiques traditionnelles ».

 

Plus de 11milles  femmes sont victimes de pratiques néfastes dans le monde contre 2millles Hommes.

 

Simone Ouendéno

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