21 janvier 2019
Soleil FM

Nigeria : l’ex-président Shehu Shagari est décédé

Afrique Infos

Shehu Usman Aliyu Shagari, ancien chef de l’Etat du Nigeria entre 1979 et 1983, est mort vendredi, a annoncé le président nigérian Muhammadu Buhari, celui-là même qui l’avait renversé par un coup d’État pendant la période tourmentée des dictatures militaires.

« C’est avec une immense tristesse que j’ai reçu la nouvelle du décès du premier président exécutif du Nigeria, Alhaji Shehu Shagari », a fait savoir l’ancien général Muhammadu Buhari, vendredi soir.

« Les Nigérians le portaient en haute estime, alors même qu’il n’était plus au pouvoir, et ses conseils avisés seront toujours regrettés », peut-on lire dans ce communiqué de la présidence.

L’ancien président, né le 25 février 1925, est mort à l’âge de 93 ans. Il fut l’un des rares chefs d’Etats de sa génération à accéder au poste suprême par le vote, sous la bannière du Parti National du Nigeria (NPN), après 13 années de dictature militaire.

Ce politicien, d’origine Peule et musulman, s’était présenté comme sénateur, avant d’être désigné par son parti pour être candidat à l’élection présidentielle de 1979.

Président contre son gré

Il a toujours gardé la réputation d’être devenu président contre son gré.

Shagari, qui s’était toujours présenté comme un homme intègre et incorruptible, n’a pas réussi à résister à la mauvaise gouvernance, aggravée par les crises pétrolières des années 1970.

Depuis le début de l’exploitation du pétrole dans les années 1960, après son indépendance, le Nigeria a connu une histoire politique très mouvementée et, jusqu’à son accession à la démocratie en 1999, une série de coups d’État menés par une junte militaire.

Le 31 décembre 1983, le général Buhari -élu démocratiquement en 2015 et actuellement au pouvoir- a renversé Shagari par un coup d’État sanglant. L’ancien président fut arrêté ainsi que de nombreux de ses ministres pour corruption.

Après une série de procès militaires, il fut acquitté de l’accusation de corruption, tandis que de nombreux cadres de son parti écopaient de lourdes peines de prison.

Après avoir quitté la scène politique, il n’était que rarement apparu en public.

 

SOURCE : JEUNE-AFRIQUE

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