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N’Na Fanta Camara, la prétendue donneuse de grossesse et ses complices présentés à la presse

N’Na Fanta Camara, la prétendue donneuse de grossesse et ses complices présentés à la presse

Présentation ce mardi 16 janvier à la presse à Kaloum d’une présumée escroc, N’na Fanta Camara, la supposée donneuse de grossesse. Ce coup de filet réussi par les éléments des services spéciaux chargés de la lutte contre le grand banditisme et le crime organisé a permis son arrestation, ainsi que tous ses autres complices.

Elles sont plus d’une centaine de femmes victimes des actes posés par cette dame à se retrouver dans cette situation.  Pour le secrétaire chargé de la lutte contre la drogue, le grand banditisme et le crime organisé, l’arrestation de N’Na Fanta Camara est un ouf de soulagement.

« Aujourd’hui, c’est un ouf de soulagement. Comme tout le monde le sait, N’Na Fanta Camara ne faisait que l’empoisonnement, l’escroquerie. Vous voyez toutes ces femmes-là, elles sont dans des situations de grossesse. Sur 150 femmes enregistrées, supposées enceintes, on a pu faire 47 cas d’échographie, et le résultat comme vous le savez est négatif, ce qui est grave », révèle le Colonel Moussa Tiégboro Camara.

Au terme de l’expertise médicale, il ressort que ce sont des décoctions, de poudre de comprimés, des tiges, des racines de cordelette que la dame utilise comme médicaments pour le traitement. La présumée concernée reconnait les faits qui lui sont reprochés : « je me nomme N’Na Fanta Camara, je suis là ce matin c’est au nom de toutes ces femmes ici. Elles sont venues me voir pour un problème d’enfant, je leur ai dit si elles croient en Dieu, elles peuvent venir parce que c’est Dieu qui donne des enfants pas moi. Pour faire le travail, elles viennent avec une somme de 300 000 fg et ensuite 20 000 fg pour la consultation. Je reconnais mon tort et je leur demande de me pardonner », a dit N’na Fanta Camara

Les victimes de cette dame au nombre de 700 femmes, toutes ventres ballonnés et apparemment colériques, frustrées et désespérées demandent à l’Etat de leur venir en aide.

Aux dernières nouvelles, le dossier est en voie de transmission au tribunal de première instance de Mafanco pour la suite de la procédure pénale.

 

Tomou Traoré

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