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« Nous avons enregistré 9 cas de mort mais la presse parle de 10 morts déjà un mort c’est trop » dixit le président de l’OGDH

Le président de l’Organisation Guinéenne de défense des droits de l’Homme et du Citoyen est remonté contre les violences que traverse le pays. Ce lundi dans une interview accordée à la rédaction de Soleil FM, Abdoul Gadiry Diallo dit avoir constaté beaucoup de mouvements de protestation et de dégâts matériels importants un peu partout en Guinée, en marge du déroulement du double scrutin législatif et référendaire.  A cette occasion, il invite les guinéens au calme et à la sérénité.

Le président de l’OGDH a déploré ces remous politiques dans le pays parfois à dessein communautaire « Nous avons enregistré 9 cas de mort mais la presse parle de 10 morts déjà un mort c’est trop. » a estimé Abdoul Gadiry Diallo.

Selon notre interlocuteur, pour éviter d’être taxer de laxiste, l’Etat devrait prendre ses responsabilités afin d’identifier les coupables et prendre les mesures qui s’imposent. 

« Je viens d’être saisi pour des cas d’affrontements communautaire à Ansoumaniya où même des maisons ont été incendiées et il ya des rumeurs qui sont aussi rependues de l’infiltration par la région forestière d’un certains nombres de forces qui ne serait pas les forces régulières que nous connaissons dans notre système de sécurité. On accuse aussi des donzo de commettre des exactions tout ceci démontre à suffisance que l’Etat est en train d’abdiquer face à ses responsabilités » a indiqué le président de l’OGDH.

L’Organisation Guinéenne pour la Défense des droits de l’Homme et du Citoyen par la voie de son président entend fournir un rapport sur ces violences survenues pendant et après le jour du scrutin afin de saisir les juridictions compétentes.

« Si à défaut on ne trouve pas des solutions au niveau national, on fait recours aux juridictions internationales » a menacé monsieur Diallo.

Pour conclure, le président de l’OGDH a invité les Forces de Défense et de sécurité à garder leur caractère républicain, tout en rappelant que l’exécution ou l’obéissance à un ordre manifestement illégal ne justifie pas un comportement illégal et la responsabilité pénale est individuelle.

Amadou Oury Touré

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