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OUVERTURE DES TRAVAUX DE LA REUNION DU COMITE CONSULTATIF DES EXPERTS DE L’OBSERVATOIRE DU SIDA EN AFRIQUE

OUVERTURE DES TRAVAUX DE LA REUNION DU COMITE CONSULTATIF DES EXPERTS DE L’OBSERVATOIRE DU SIDA EN AFRIQUE

Le ministre de la Santé, Abdourahmane Diallo, a procédé ce lundi 8 mai 2017, au lancement des travaux de la réunion du Comité consultatif des Experts de l’Observatoire du Sida en Afrique, commission Union Africaine, entouré de Michel Sidibé Secrétaire Exécutif de l’ONUSIDA pour l’Afrique, de Rosemary Museminali, Représentante de l’ONUSIDA près de l’Union Africaine et de Olawale Maiyegun, Directeur du département des Affaires Sociales de l’Union Africaine.

Cette réunion de Conakry placée sous le thème « Actions catalytiques pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme en Afrique d’ici 2020 » se déroule à moins de deux mois de la vingt-neuvième session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement à Addis-Abeba qui va se pencher sur les cinq piliers de l’AWA à savoir : le leadership; la mobilisation; la propriété; la responsabilité pour les résultats et l’information pour l’action. Le choix de Conakry s’explique en premier lieu par le fait que le Président Alpha Condé assure la présidence tournante de l’UA, secondo parce que la Guinée est l’un des pays qui est en passe de réaliser ses ambitions en ce qui concerne l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant mais aussi de l’élimination des décès liés au Sida.

Dans le cadre de l’atteinte des Objectifs mondiaux de Développement Durable , les dirigeants du continent se sont assignés des engagements ambitieux pour la lutte contre le VIH/sida, la Tuberculose et le Paludisme pour les 5 et 15 prochaines années.  Pour le VIH : 90% des personnes qui vivent avec le VIH connaissent leur statut sérologique ; 90% des personnes vivant avec le VIH connaissant leur statut sérologique reçoivent un traitement antirétroviral et 90% des personnes sous ARV ont une charge virale indétectable, d’ici 2020. Pour le Paludisme : l’élimination du paludisme d’ici 2030; et pour la Tuberculose : Réduire le nombre de décès par tuberculose de 75% en 2025 et faire en sorte qu’aucune famille ne supporte les coûts exorbitants dus à la tuberculose.

Pour Rosamary Museminali Représentante de l’ONUSIDA près de l’Union Africaine, la fin de l’épidémie de sida permettra l’émancipation des femmes et des filles. Elle apportera justice sociale et équité juridique. Elle fournira le financement nécessaire pour assurer un accès universel à des services de santé de qualité. Par ailleurs, elle apportera des solutions aux graves problèmes structurels de développement. Elle contribuera considérablement à l’ODD portant sur la réduction de l’extrême pauvreté. Et elle sera le catalyseur d’une « grande convergence » dans le domaine de la santé mondiale.

Prenant la parole, Michel Sidibé Directeur Exécutif de l’ONUSIDA s’est dit fier de constater que le progrès mondial sur la voie de l’objectif zéro continut sur sa lancée avant de dire qu’il faut prendre garde à un excès de confiance. Pour Michel Sidibé les dernières avancées sur le sida ont transformé les sceptiques en convaincus partout dans le monde. La mise en œuvre de la Feuille de route de l’Union africaine sur le sida, la tuberculose et le paludisme a été solide et positive. La riposte au sida a été une vraie source d’inspiration de l’ère des objectifs du Développement Durable (ODD), à la fois pour l’ODD6 et pour d’autres ODD.

De son coté, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique dira que pour soutenir les déclarations d’Abuja, l’observatoire du Sida en Afrique n’a cessé de plaider pour la mobilisation, la reconstitution des fonds mondiaux nécessaires pour appuyer les programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans nos pays. Pour Abdourahmane Diallo un « Cadre Catalytique » a été mis en place en 2013 à Abuja,  pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme en Afrique d’ici 2030 avec une vision claire, un modèle de gestion, des stratégies prioritaires et des objectifs clairs.

Poursuivant le ministre de la Santé a demandé avec insistance la concrétisation de l’initiative concernant la création de 2 millions d’emplois d’agents de santé communautaires dans les états membres de l’Union Africaine. Une initiative selon Abdourahmane Diallo qui apportera une contribution essentielle à la mise en œuvre de l’Agenda 63 et la réalisation des objectifs du développement durable, en s’appuyant sur le leadership, la gouvernance et la responsabilité pour booster la campagne de l’Afrique avec le slogan : ‘’to start free, stay free, aids free’’ (commencer sain, rester sain et éviter le sida), en mettant là aussi un accent sur le renforcement des systèmes sanitaires par des agents de santé communautaires.

Pour finir le ministre Abdourahmane Diallo a émis le souhait de voir les résultats de ces réflexions permettre de peaufiner l’examen du Cadre Stratégique 2017-2020 de l’observatoire du Sida en Afrique et la fiche de note de l’Afrique sur les financements nationaux de la santé qui seront examinés et adoptés en juillet prochain par les chefs d’Etat et de gouvernements au cours de leur réunion de l’AWA, en marge de la vingt-neuvième session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement à Addis-Abeba.

La Cellule de Communication du Gouvernement