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Publication du rapport de l’indice de gouvernance des ressources naturelles: les cadres miniers brisent le silence

Publication du rapport de l’indice de gouvernance des ressources naturelles: les cadres miniers brisent le silence

Le ministère des mines et de la géologie a réagi ce jeudi face à la publication du rapport de l’indice de gouvernance des ressources naturelles. Ce rapport de l’ONG Natural Ressource Governance (NRGI) est jugé incohérent et contestable de la part des techniciens en charge des mines et autres cadres du département.

Cette sortie médiatique des cadres du ministère des mines est considérée comme un droit de réponse suite à la publication du rapport de l’ONG Naturel Resource Governance Institute portant sur l’indice de gouvernance des ressources naturelles. Ce rapport classe la Guinée 63ème sur 89 pays évalués et 20ème  sur les 31 pays d’Afrique au sud du Sahara avec une note de 38 sur 100.

Une évaluation jugée fausse, car selon les techniciens guinéens la perception est loin des réalités.

L’approche méthodologique est contestable et les statistiques et informations non actualisées. 

Les responsables et techniciens miniers protestent contre le classement donné dans ce rapport. Puisque selon eux, beaucoup d’efforts sont fournis dans le domaine de la transparence. Il y’a par exemple, la gestion des petites autorisations qui a fait l’objet d’un décret d’application, il y’a des dispositions financières qui ont fait aussi l’objet d’un texte d’application.

En ce qui concerne la soguipamie, le rapport pénalise fondamentalement la Guinée par rapport à cette structure qui est considérée comme le maillon faible du secteur ministériel, chose qui est inexacte.

Saidou Bari SIDIBE  un autre environnementaliste était présent à cette rencontre.

« Le rapport de l’ONG n’a pas tenu compte des avancées enregistrées par son département. Et aussi, les communautés riveraines des sociétés minières sont toujours associées aux études d’impacts environnemental et social » a-t-il affirmé

Dans sa revendication, il insiste sur le fait que ce rapport est mentionné que les communautés riveraines du projet ne sont pas impliquées dans le processus de réalisation et de validation de ces outils d’impact. Il précise plus loin que lorsque  les rapports d’étude d’impacts environnemental et social sont soumis a l’autorité ministérielle chargée de l’environnement pour leur validation, il y’a des enquêtes publiques qui sont organisées dans toutes les localités riveraines du projet afin de recueillir les avis des communautés riveraines sur l’atténuation des impacts environnementaux et sociaux.

Conscient de quelques insuffisances comme l’accès aux informations minières et la faiblesse dans le cadre du suivi, le gouvernement guinéen invite l’ONG à revoir les informations et la méthode, tout en vérifiant les sources d’informations.

 

GOLOTA RAPHAEL LAMAH

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