17 juillet 2019
Soleil FM

Ramadan : l’embouteillage bat son plein à Conakry

Guinée société Infos

Comment circuler à Conakry sans tomber dans un moindre bouchon ? Voilà, l’une des préoccupations majeures des usagers de la route surtout en ce mois de Ramadan. Sur l’axe Leprince par exemple, l’embouteillage est quotidien, et ce, du matin au soir. Ce phénomène n’est pas sans conséquence fâcheuse chez des citoyens dont les activités sont ralenties.

L’embouteillage fait partie intégrante du quotidien du guinéen lambda. De 6 heures à X heures, les citoyens de la capitale en mouvement, sont souvent stressés par les retards prolongés qu’ils accusent à bord des véhicules de transport en commun ou autres voitures personnelles. Par exemple, sur l’axe Kagbélen – Cimenterie en passant par la Cité Enco5, la T6 ou encore Sonfonia, la circulation est souvent bloquée de 8 heures à midi. Rencontré à la Cité Enco5, Mamady Nanténin Kourouma pense que tout le monde est responsable de cet état de fait.  « En matière d’embouteillage, c’est très compliqué. Les musulmans sont en jeûne et puis le passage est bloqué pourtant, on ne peut pas rentrer chez nous à pied. Selon moi, c’est une chose collective et les routes ne sont pas assez larges », pense-t-il.

Assis dans sa boutique, ce commerçant ayant requis l’anonymat, impute la faute aux policiers et aux conducteurs. « Je viens de la cimenterie et jusqu’à la cité, j’ai rencontré beaucoup d’embouteillage. Les policiers ne font pas leur travail et les conducteurs ne connaissent pas les codes de conduite ».

Pour cette étudiante, c’est à l’Etat qu’il incombe de faire de larges et nouvelles routes.  « je peux dire qu’on a pas route c’est ceux qui crée les embouteillages, je demande au gouvernement de nous aider à avoir plusieurs voies», explique Mariam Bah.

Sous couvert de l’anonymat, cette demoiselle accuse les policiers, qui, estime-t-elle, ne font pas convenablement leur travail. « Moi j’accuse les policiers parce que c’est à eux de réguler la circulation. Mais parfois, ils ne font que quémander les conducteurs et ils créent les faux problèmes juste pour provoquer l’embouteillage, alors que leur travail est de réguler la circulation. »

Pour Moussa Camara conducteur de taxi-bus communément appelé Magbana, l’embouteillage lui fait gaspiller beaucoup de carburant. Par conséquent, cela influe négativement sur sa recette journalière. « Nous chauffeurs, l’embouteillage nous fait gaspiller beaucoup de carburant et difficilement qu’on gagne de recettes. En plus, certains passagers ne peuvent pas respecter leurs rendez vous, surtout sur la route de Lambangni du matin jusqu’à la nuit, et ça ne finit pas.» 

 

Avec cette période de Ramadan, les fidèles musulmans s’empressent de vouloir rompre le jeûne chez eux, sauf que les embouteillages les en empêchent. Alors, le département de la sécurité routière devrait penser à des solutions idoines pour la  fluidité de la circulation.

 

BINTOU DOUMBOUYA

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