20 mai 2019
Soleil FM

Ramadan : les commerçants guinéens intolérants envers la population ?

Guinée économie Infos

Le mois de ramadan a débuté en Guinée ce lundi 06 mai dans une situation économique très délicate. Comme une coutume dorénavant, cette année également, à Conakry comme à l’intérieur du pays, les citoyens évoquent la cherté des denrées alimentaires sur le marché. A Mamou par exemple où notre correspondant a tendu son micro aux citoyens, la hausse des prix des denrées alimentaires est sur les lèvres des habitants de la ville carrefour. Si les femmes de cette localité de la moyenne-Guinée autrefois utilisaient peu d’argent pour une bonne cuisine, c’est le contraire aujourd’hui car pour bien passer le Ramadan, il faut mettre la main à la poche. 

En ce début du mois de ramadan les citoyens font face à une augmentation des prix de denrées alimentaires sur le marché. Comme d’habitude, le panier de la ménagère est une préoccupation pour bon nombre de familles. Marchands et acheteurs, chacun se plaint de la cherté de prix. La situation est littéralement or de contrôle dans les différents marchés de Mamou. Le sac de sucre qui se vendait à 300.000 GNF est vendu maintenant à 315 000 GNF ; une aubergine qui été vendue à 1000 GNF est à 1 500 GNF voire 2 000 GNF. Même cas de figure pour tant d’autres condiments.

Rencontré au marché Avaria situé à quelques mètres du commissariat central de police, Fatoumata Keita ménagère se dit se sentir mal à l’aise. Elle est venue faire les achats mais confie que le marché est très dur. « Les commerçants attendent le mois de ramadan pour augmenter leurs prix. Avant, 20 000 GNF suffisaient pour ma sauce mais actuellement, il me faut 30 000 à 35 000 GNF, si je veux manger une très bonne sauce. Tous les prix des denrées ont grimpé. Par exemple le gombo, le poison, l’aubergine et la tomate …  Si ça continu ainsi, on aura du mal à faire une bonne gestion en ce mois de ramadan », a-t- elle expliqué.

Les commerçants quant à eux expliquent que les prix auxquels ils ont acheté leurs marchandises pour la vente sont élevés. Et c’est cette raison qui les pousse aussi à surfacturer leurs clients.

 

Alpha Oumar Diallo

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