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Soixante-cinq journalistes tués en 2017 dans le monde

Soixante-cinq journalistes tués en 2017 dans le monde

Reporters Sans Frontières dresse le bilan des journalistes morts alors qu’ils exerçaient leur métier de journalistes durant l’année 2017. Les pays devenus trop dangereux “se vident de leurs journalistes”.

2017 a été moins meurtrière pour les journalistes mais le bilan reste toujours terrible avec 65 morts à travers le monde, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié ce mardi.

Sur ces 65 journalistes tués, 50 sont des professionnels – le total le plus bas depuis 2003, selon l’ONG -, 7 sont des “journalistes-citoyens” (blogueurs) et 8 des “collaborateurs des médias”. Trente-neuf ont été assassinés ou sciemment visés et 26 ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.

La Syrie, pays le plus meurtrier

Comme l’an dernier, la Syrie demeure le pays le plus meurtrier pour les reporters avec 12 journalistes tués recensés, devant le Mexique (11), l’Afghanistan (9), l’Irak (8) et les Philippines (4).

 

Si moins de journalistes ont été tués dans le monde en 2017 par rapport à l’an passé (un chiffre en baisse de 18%) c’est, estime RSF, en raison de “la prise de conscience croissante de la nécessité de mieux protéger les journalistes et la multiplication des campagnes menées en ce sens par les organisations internationales et les médias eux-mêmes”. Mais aussi par le fait que “des pays, devenus trop dangereux, se vident de leurs journalistes”.

De nombreux journalistes contraints de quitter leur pays

“C’est le cas de la Syrie, de l’Irak, du Yémen, de la Libye où l’on assiste à une hémorragie de la profession”, dit l’ONG basée à Paris.

Si les conflits armés mettent en péril la vie des journalistes qui couvrent ces guerres, dans des pays comme le Mexique “des cartels et des politiques locaux font régner la terreur” contraignant aussi nombre de journalistes à “quitter leur pays ou leur profession”.

“Le Mexique est le pays en paix le plus dangereux au monde pour les reporters”, souligne RSF.

54 journalistes dont 44 professionnels retenus en otages

En 2017, 58 journalistes ont été tués dans leur pays d’origine tandis que sept reporters sont morts à l’étranger dont le Français Stephan Villeneuve et la Suisse Véronique Robert tués le 19 juin en Irak. RSF relève que dix femmes ont été tuées cette année, contre cinq l’an dernier.

“La plupart d’entre elles avaient en commun d’être des journalistes d’investigation chevronnées et pugnaces, à la plume acérée”, dit RSF en citant notamment l’assassinat à la voiture piégée à Malte le 16 octobre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia.

À ce jour, note encore RSF, 54 journalistes dont 44 journalistes professionnels, sont retenus en otages principalement par des groupes armés comme Daesh, qui retient 22 journalistes en otages.

 

Source: RSF

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