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Les tradi-praticiens guinéens réclament leur reconnaissance par le ministère de la santé

Les tradi-praticiens guinéens réclament leur reconnaissance par le ministère de la santé

La fédération guinéenne des associations des guérisseurs traditionnels et  herboristes  a rencontré ce mardi la presse nationale à Coléah. A l’ordre du jour, exposer quelques préoccupations liées à son existence. Pour les conférenciers, cette rencontre vise à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur cet état de fait.

Depuis sa création en 2011, la fédération guinéenne des associations des guérisseurs traditionnels et herboristes ne cesse de démarcher pour sa reconnaissance auprès de tutelle. Une situation qui empêche la structure d’accéder aux nombreux projets et autres financements venus de l’étranger. Dans ces lignes, le porte-parole de ladite fédération Tamba Joseph Millimono énumère les difficultés auxquelles ils sont confrontés:  « l’exclusion de la fédération par le ministère  de la sante et de l’hygiène publique  de toutes ses attributions statutaires, le refus de financement des projets présentés par la fédération ,le détournement plutôt des projets introduits ,l’exclusion de la fédération des recherches sur les maladies comme le paludisme, le VIH sida, rougeole , méningite,  diabète ». 

Le président de la fédération a quant à lui insisté sur l’application correcte du contenu du protocole qui lie les guérisseurs au département de la santé. Un accord qui consiste selon Mamady Daman Traoré à faire participer les traditionalistes à toutes les prises de décision du ministère.  « Aujourd’hui , la fédération demande  à ce qu’elle soit en possession des travaux au niveau du ministère de la santé. Le protocole d’accord qui est entre nous pour pouvoir leur faire part de ce que   nous ferons. Guérir les maladies comme le sida, typhoïde  , Ebola  » précise-t-il.

Reconnue par l’organisation mondiale de la santé, la médecine traditionnelle a toute son importance dans les pays africains plus particulièrement en Guinée. Selon les études, six malades sur dix font recours à la médecine traditionnelle avant d’aller à l’hôpital.

 

Aminata Condé