Partager
Le train Conakry express appartient désormais à l’Etat guinéen

Le train Conakry express appartient désormais à l’Etat guinéen

Le gouvernement guinéen à travers un décret signé du président de la République ce jeudi 13 juillet 2017 vient de réquisitionner le Train Conakry Express. Depuis le mois d’octobre dernier, la partie guinéenne et celle chinoise sont à couteau tiré concernant la gestion de ce train de transport commun. Dans la matinée du vendredi 14 juillet, une équipe mixte composée du service national du chemin de fer, de l’agence judiciaire de l’État ainsi qu’un huissier de justice s’est rendu sur le site de la société pour fermer les bureaux.

La présence de cette équipe était de mettre en application le contenu du décret portant réquisition du Train Conakry Express signé par le président Alpha Condé, le 13 juillet 2017. Dans ce décret, il est mentionné que toutes les locomotives, tous les véhicules voyageurs et autres sont réquisitionnés et mis à la disposition de l’État guinéen. Une décision qui surprend la société GDC guinea développement and corporation, gestionnaire du train Conakry Express, a indiqué son responsable Robert Ann.

Dans ce décret qui n’a pas été publié sur les ondes des médias publics, il est indiqué que la gestion de ce train  revient à la société nationale des chemins de fer. Or, deux contrats devraient être signés entre les deux parties à savoir le contrat portant sur l’assistance technique et celui de remboursement d’investissement.

 «Si aujourd’hui le contrat n’est pas encore signé et on revient nous réveiller avec un acte de réquisition sans même nous informer avant; parce que le ministère du transport nous a pas informé! Ceci ne va pas dans la collaboration de notre idée parce que nous sommes là pour aider la population guinéenne. Donc si cette lettre est signée par le président Alpha Condé, ça va beaucoup nous étonné »  a précisé ce responsable.

 

Face à cet état de fait, la société par la voix de Kafoumba Diabaté son responsable de relations extérieures a indiqué que cet engin reste toujours la propriété de leurs institutions.

« Le train d’abord, c’est une propriété privée pour le sillage. On n’est pas encore pour l’Etat donc si l’Etat veut récupérer le train, c’est vraiment sa base de donnée juridique d’où la signataire des deux conventions, une assistante technique et le remboursement des dettes et une fois que ces conventions sont signées, maintenant l’Etat peut prendre en main » a-t-il dit.

Après avoir sommé l’administration du train de vider tous les bureaux, l’huissier de justice en compagnie du représentant de l’agence judiciaire de l’État ont refusé de se prêter aux questions de la presse présente sur le lieu. Selon Me Fodé Mamoudou Yansané, le dossier se trouve à un degré ou aucune déclaration n’est opportune.

 

Daouda Aris Diabaté

 

 

Laissez un commentaire