18 mars 2019
Soleil FM

Un panel de IPPF Afrique met exergue les avancées sur la couverture sanitaire universelle dans 3 pays de l’Afrique

Infos santé

Les défis en matière de santé en Afrique sont nombreux et souvent tous urgents. C’est pourquoi, les politiques en faveur de l’accélération de la couverture sanitaire universelle ont été élaborées dans plusieurs pays africains. En marge de la conférence internationale sur le programme de la santé en Afrique 2019, l’International Planned Parenthood Federation (IPPF) Afrique a organisé le 05 mars 2019, un panel sur le thème : ne laissez personne derrière, jusqu’où irons-nous? Une occasion saisie par les panélistes pour faire le point sur les avancées.

Le tableau de la couverture sanitaire universelle en Afrique n’est pas un sombre tableau décrivant désespoir et horreur. Malgré les difficultés liées au financement des systèmes de santé et les pesanteurs socio culturelles, certains pays font des pas encourageants. Le succès des pays comme la Zambie, l’Ouganda, l’Ethiopie et le Rwanda sont des exemples qui inspirent et rassurent plusieurs promoteurs de la santé. A ce jour, l’Ouganda dispose d’un leadership fort qui booste la mise en œuvre de la politique de santé publique.

« Nous avons un gouvernement et des parlementaires qui se sont montrés favorables à la couverture sanitaire universelle », a expliqué le docteur Dina Nakiganda, commissaire adjointe en santé de la reproduction, du ministère ougandais de la santé.

« Nous avons les méthodes contraceptives qui sont disponibles dans les communautés et nous mettons l’accent sur les interventions dans le monde rural », a t – il conclut pour expliquer la nécessité d’agir à tous les niveaux y compris dans les communautés les plus reculées.

En effet, l’un des principes de la couverture sanitaire universelle est que personne ne doit être laissé derrière et que le dernier kilomètre doit être touché par les soins de santé de qualité et à des coûts abordables.

En Zambie, le processus de réforme du système de la santé a commencé depuis les années 90. De 1993 à 1994, le budget alloué à la santé est passé de 8% à 13%. L’approche utilisée par la Zambie a permis d’identifier les problèmes qui freinaient la reforme et trouver des solutions qui pouvaient être soutenues financièrement. Au-delà d’agir dans les communautés, la Zambie a aussi touché les femmes qui sont en prison, a témoigné l’honorable Christopher Kalila du parlement zambien.

Des soins de santé de qualité relatifs à la santé de la reproduction sont disponibles pour les femmes dans les prisons zambiennes. Les femmes privées de leur liberté voient ainsi leurs droits à la santé respectés. Des idées novatrices comme celles de l’intégration des soins liés à la santé de la reproduction dans les prisons ont été appréciées par les participants à ce débat.

Pour combattre les grossesses précoces, l’éducation à la santé sexuelle a été introduite dans le cursus scolaire. Les élèves sont ainsi informés sur la santé de la reproduction.

Le rôle majeur des médias et professionnels de l’information dans les avancées observées a été évoqué par Elise Kenimbeni, journaliste camerounaise.

« Les journalistes s’intéressent de plus en plus aux sujets liés à la santé de la reproduction. Mais cependant, il faut que les ministères de la santé libéralisent les données essentielles à notre travail », a-t-elle sollicité dans son discours.

 

AFIWA MATA AHOUADJOGBE

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