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Violences survenues à Coyah : « ce sont des militaires…qui ont tiré sur les manifestants » dixit Dr. Dansa Kourouma

Plus d’un mois après, les événements meurtriers qui se sont déroulés dans la préfecture de Coyah le 12 mai dernier continuent de susciter de réactions dans l’opinion publique. Sur le sujet, le conseil national des organisations de la société civile guinéenne avait engagé une enquête sur ces violences. Le résultat de cette enquête a été rendu public ce mardi 16 juin par Docteur Dansa Kourouma, président du CNOSCG.  

L’objet de cette enquête réalisée par le CNOSCG est d’informer l’opinion publique sur le bilan enregistré lors de ces remous sociaux, mais également comprendre les circonstances dans lesquelles ces protestations des jeunes de plusieurs localités de Coyah pour exiger l’enlèvement d’un barrage jugé inopportun se sont déroulées.

« Dans la commune rurale de Maneyah, les violences ont enregistré deux cas de morts par balle, deux blessés graves par balle dont une femme enceinte, deux personnes violemment battues, la gendarmerie de Maneyah a été vandalisée et saccagée par des manifestants. Dans la commune urbaine de Coyah, nous avons enregistré 5 cas de morts par balle » nous a révélé l’activiste.

Selon le rapport publié par le CNOSCG, les forces de défense et de sécurités seraient derrière ces cas de morts et de blessés pendant ces mouvements. 

« D’après les témoignages qui ont été recueillis à Maneyah et à Friguiadi, ce sont des militaires en treillis qui étaient au barrage et qui ont tiré sur les manifestants et qui a fait des cas des morts et des blessés. Le cas de Coyah, les exactions sont attribuées à la gendarmerie et à certains militaires qui ont tiré sur les manifestants » a dénoncé Docteur Dansa Kourouma.

Pour la suite de cette enquête « Nous allons partager le rapport aux autorités compétentes. Mais en commun accord avec les victimes, nous allons décider de la voix à suivre. Il faut que définitivement nous tournions la page de l’impunité en Guinée. Rien ne justifie l’utilisation des tirs à balle réelle pour maitriser une manifestation de la population » a affirmé le président du CNOSC.

Selon Dansa Kourouma, l’incivisme, l’injustice, le manque d’équité et d’indépendance de la justice sont des éléments qui expliquent l’escalade de la violence en Guinée.

Amadou Oury Touré

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