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1er mars 1960 : La monnaie et la Banque centrale de la république de Guinée, une très belle histoire de souveraineté économique

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Tout est parti avec un décret du 29 février 1960 – instituant la BCRG avec sa structure, son organigramme et ses filiales spécialisés – du président de la république, Ahmed Sékou Touré qui d’ailleurs, l’architecte principal de cette création avec ses ingénieurs et ouvriers (les jeunes cadres de l’époque).

Alors, les banques spécialisées dans les transactions sont :

  • Le crédit national pour le commerce, l’industrie et l’habitat qui avait ses succursales dans les préfectures du pays du pays et son premier directeur général fut Mamadou Bhoye Bah dit ‘’Banque route mondiale’’ ;
  • La banque guinéenne du commerce extérieur, son directeur général fut Baba Hady Thiam ;
  • La banque nationale pour le développement agricole (BNDA), son dernier directeur général fut Alkhaly Daffé qui deviendra plus tard gouverneur de la BCRG ;
  • La banque guinéenne du service extérieur créée en 1982.

Les cadres spécialisés pour les questions bancaires et monétaires sont :

  • Aliou Dramé, ministres des finances
  • Moussa Diakité
  • Ousmane Baldé
  • N’faly Sangaré
  • Monory Camara
  • Mamoudou Fofana
  • Saïkou Barry
  • Mamadou Bah (Banque route mondiale)
  • Baba Hady Thiam, etc.

Le 1er mars 1960, le public vu les jetons de 1 franc, 5 franc, 10 franc, 25 franc et les billets de 50, 100, 500et 1000 franc en circulation.

Cette monnaie fut sabotée par le gouvernement français du président De Gaule par les services de Jacques Focard qui créé son institution d’émission de monnaie guinéenne en faux billets dans le village français de Pô avec la complicité de certains commerçants guinéen et la ‘’bénédiction maudite’’ de Félix Houphouët Boigny, président d’alors de la république de Côte d’ivoire.

Pour décapiter ce sabotage, le gouvernement de Guinée lança sa deuxième reforme monétaire en 1972 avec le lancement du syli dont le fixing était 1$ = 19 à 25 syli  jusqu’au soir du 26 mars 1984.

Le syli fut victime d’une féroce d’évaluation de 300% de sa valeur sous le dicta de Léon Chaise, conseiller français auprès des putschistes du 3 avril 1984.

A suivre…

Par le Doyen Amadoyu Thiam, enseignant de profession

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