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Cacophonie autour de la reprise des cours dans les écoles privées

Des enseignants du privé menacent de boycotter la reprise des cours dans les écoles privées le lundi 29 juin. A quelques heures de cette réouverture des classes, la menace est-elle toujours maintenue ? Des solutions sont-elles trouvées pour une reprise effective des classes ? Pour en savoir davantage, notre rédaction a joint les syndicats des enseignants du privé et un responsable de l’association des fondateurs d’écoles privées

Selon notre source d’information, la menace de boycott toujours maintenue. A en croire Abdoul Kader Keita, président du syndicat national des écoles privées de Guinée, SYNEPGUI, la grève annoncée pour le lundi 29 juin sera mis en exécution si leurs conditions ne sont pas prises en compte. Parmi ces conditions « le paiement intégral des arriérés de quatre mois, à savoir le mois de mars, avril, mai et juin ; ensuite nous demandons à tous les fondateurs de faire signer les enseignants un contrat écrit, troisième, nous voulons la déclaration et l’immatriculation de tous les enseignants à la caisse nationale de sécurité sociale, aussi l’ouverture d’un compte bancaire pour tous les enseignants et l’augmentation de 100% du salaire des enseignants » a indiqué ce responsable du SYNEPGUI.

Cette idée de grève n’est partagée par la plateforme des enseignants des écoles privées de Guinée, une autre structure syndicale du privé. Elie Fara Lénoh, un des responsables de ce syndicat, opte plutôt pour une négociation avec les fondateurs d’écoles « Nous, on ne s’inscrit pas dans cette logique, on est pour la négociation. Nous souhaitons que la réouverture soit apaisée » a-t-il signifié.

Au niveau de l’association des fondateurs d’écoles privées de Guinée, c’est un message d’apaisement que lance le chargé communication de l’AFEPGUI à l’endroit des enseignant « ils ont droit de manifester, mais ce que je veux dire, c’est que les enseignants et les fondateurs doivent travailler main dans la main pour palier à ce problème, parce que nous sommes en crise. Nous avons appelé tous enseignants au calme, nous avons appelé le syndicat à la retenue et à ne ménager aucun effort pour reprendre les cours » a expliqué Roland Sessou

La bataille pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants du privé est menée en rang dispersé par les structures syndicales, le boycotte sera-t-il effectif le lundi prochain ?  A faire à suivre.

Boura Bangoura

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