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« Ce n’est pas une CENI technique qu’on a, nous avons une CENI politique »

La Commission électorale nationale indépendante a annoncé ce dimanche 12 juillet, la date des opérations de révision des listes électorales pour la présidentielle prévue au mois octobre prochain. Dans son communiqué, l’organe de gestion des élections indique que ces opération se dérouleront du 20 juillet au 03 août prochain. Pour des acteurs de la société civile, la CENI devrait attendre les conclusions du dialogue politique qui pourrait s’ouvrir dans les jours qui suivent.

Cette communication de la CENI intervient alors que le dialogue politique entre mouvance et opposition tant reclamé par la         communauté internationale peine à se matérialiser.

Pour le coordinateur général de la Rencontre Africaine des Droits de L’Homme-RADDHO, la commission devrait chercher à bénéfier la confiance des parties en compétition « la CENI va certainement faire entre autre la revision des listes électorales mais cela ne va pas avoir la légitimité des acteurs de tous les acteurs. Parce que quoi qu’il en soit, le processus électoral est organisé non seulement pour les acteurs mais ce sont les acteurs eux-mêmes qui vont en compétition » a souligné Moussa Samoura.

L’enseignant chercheur invite la commission électorale nationale indépendante à l’unité de ses commissaires avant de précisé la composition de la CENI est politique « n’oubliez pas que ce n’est pas une CENI technique qu’on a, nous avons une CENI politique. Ce qui va dire que les represantants des formations politiques qui sont là, même si la loi les exigent la neutralité entre autre, directement ou indirectement, ils vont recevoir des injonctions venant de leurs bases ».

Le début des opérations de révision des listes électorales coincide à la marche projetée par le FNDC contre le regime Condé. Ces deux évènements majeurs contribuent à mettre la vie des citoyens en danger en cette période de COVID-19, à en croire le président du Mouvement Patriote pour l’Alternance et le Salut « vu que l’Etat d’urgence n’est pas lévé pour commencer des opérations, là c’est une question en suspense. Je crois que c’est une fuite en avance qui ne va qu’exacerber les tensions d’autant plus que la date du debut du draissage des listes coincide à la date de manifestation du FNDC dans un contexte de crise sanitaire et de méfiance. Je me demande qu’est-ce qui motive tout ça ».

Vouloir passer à cette opération sans revoir ces facteurs, ne fera qu’accentuer la tension politique que nous traversons. Chose qui ne pourrait apaiser les élections, a conclu l’enseignant.

Samuel Demba Duolamou

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