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Code électoral guinéen : l’Assemblée Nationale divisée

Le code électoral guinéen fait encore parler de lui. La suspension de son examen provoque des débats croisés à l’Assemblée Nationale. Si certains parlementaires estiment que la prétendue falsification de la nouvelle constitution est l’une des causes, d’autres par contre voient déjà une violation des principes de la CEDEAO qui interdit aux pays membres de l’organisation de modifier les lois électorales à six (06) mois du scrutin.

Des députés de l’opposition réunis au sein du groupe parlementaire Alliance Patriotique pensent plutôt que l’examen du code électoral dépendra de la réaction de la Cour constitutionnelle déjà saisie sur la polémique autour de la nouvelle constitution. Honorable Boubacar Diallo est l’un d’eux. « Nous du groupe parlementaire  Alliance patriotique députés de l’opposition, nous avions dès le départ, après la polémique sur la constitution, dit que nous ne pouvions examiner aucun projet de loi sans que la lumière ne soit faite sur cette polémique. C’est pourquoi d’ailleurs nous faisions parti de ceux qui ont fait la saisine de la cour constitutionnelle pour nous éclairer », a expliqué Honorable Boubacar Diallo.

Par contre, Honorable Abdoulaye Kourouma également membre du même groupe parlementaire l’interprète autrement. Pour lui, la Guinée est en train de violer les principes régionaux et sous-régionaux auxquels elle a souscrit. « Pas seulement au niveau du code électoral, mais  il y’a eu violation de protocole additionnel de la CEDEAO, article 2 alinéa 1 qui dit qu’aucune modification substantielle du code électoral  n’est autorisée six mois avant les élections. Ce qui veut dire que si la Guinée s’hasarde à jouer avec  le code électoral, il viole ici une convention sous-régionale qu’ils ont ratifié de façon libre et autonome », a soutenu Abdoulaye Kourouma du groupe parlementaire Alliance Patriotique.

Pour éviter des sanctions de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest et de l’Union Africaine, le président du RRD appelle à la responsabilité et au respect des engagements. « Moi je pense qu’on doit être sérieux avec nous-même. Nous sommes partie prenante de la charte de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de tout ce qui s’en suit. On le sait, on a à s’expliquer devant nos partenaires. Moi je pense qu’il y’a ça aussi qui fait partie. Il y’a une violation en cours et ça, elle est sous-régionale. Donc si nous devons vraiment violer une de ces  lois, ce n’est pas être sérieux avec nous même, ce n’est pas respecter nos propres engagements.  Nous ne pouvons pas être membre et payer nos cotisations et violer la loi », a déploré le parlementaire.

Toutes nos tentatives pour avoir la version du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle se se sont soldées par un échec.

                                           Amadou Oury Touré.

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