15 février 2019
Soleil FM

COP 14 : Apport de la convention sur la diversité biologique (CDB) sur la Guinée, que pense la conseillère juridique du MEEF ?

Afrique Infos

Membre de la délégation guinéenne à la COP 14 de la CDB et point focal national du centre d’échange d’information sur la biosécurité (protocole de Cartagena), Mme Hawa Diallo est  convaincue des avantages de la convention sur la diversité biologique et de ses protocoles pour le bien être des Etats du monde mais aussi et surtout la Guinée.

Dans une interview qu’elle a accordée à la rédaction de soleil FM présente à ce sommet, la conseillère juridique du ministère de l’environnement des eaux et forêts de  la République de Guinée est revenue sur les articulations juridiques de la convention. Rappelant ainsi que cette année qui marque les 25 ans de l’entrée en vigueur de la convention, la Guinée est Partie à toutes les trois principales conventions de Rio (Changements climatiques, désertification et diversité biologique).

Comme la Guinée, les Etats Parties à la Convention   examinent à cette rencontre les efforts qui doivent être consentis pour réaliser les objectifs d’Aichi 2011-2020 sur la diversité biologique, et  en même temps préparent l’élaboration du prochain Plan stratégique mondial pour la diversité biologique au-delà de 2020. Pour cette année 2018,  vu les enjeux, la réunion a inclue également un échange novateur sur l’intégration de la protection de la biodiversité dans cinq secteurs essentiels : l’économie – les infrastructures, l’activité minière, l’énergie et le gaz, l’industrie, et la santé.

Mme Hawa Diallo pense que les efforts qui seront consentis auront des bénéfices également pour son pays, en ce sens que les protocoles étant en quelque sorte des instruments de mise en œuvre des objectifs de la CDB prennent en compte les préoccupations actuelles et futures de l’humanité. S’agissant du protocole de Cartagena, bien que la Guinée ne soit pas au stade de la transformation biotechnologique, elle estime que son pays n’est pas en marge de tel risque sur les manipulations génétiques qui se font sur la biodiversité et cela à travers le commerce. Une disposition qui est soulignée dans le protocole sur le mouvement transfrontière des organismes  vivants modifiés  qu’ils soient intentionnels ou non-intentionnels.

Par rapport au Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage juste et équitable  des avantages issus de l’exploitation des ressources de la biodiversité et des ressources génétiques (ratifié par la Guinée) et celui de Nagoya-Kuala Lumpur (non encore ratifié par le pays) qui s’articule autour de la responsabilité et de la réparation des dommages liés à la mauvaise exploitation des ressources, la conseillère juridique trouve que cette action de la communauté internationale devra jouer un rôle important pour faire bénéficier aux populations   autochtones et communautés locales dépositaires des ressources tirées de leurs localités. En cas de dérapage de la manipulation des organismes génétiquement modifiés causant des effets néfastes sur la biodiversité, il est ressort du pays, avec l’appui de la communauté internationale de situer les responsabilités et d’exiger des réparations. Toutes ces dispositions juridiques, selon elle, contribuent à la protection de l’humanité et de son pays.

 

Golota Raphael LAMAH , Sharem el Sheikh (EGYPTE)

 

 

 

 

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